
Parution
déc. 2007


© Le Lombard - 2007

Note
2/6

Scénario
2/6
Dessin
3/6

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Série
en cours en France
7
album(s) paru(s) en France
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la légende du général Leclerc Biggles raconte, t.7

Le destin tragique d’un vrai grand héros de la seconde guerre mondiale. Une biographie-hommage dense, détaillée et… harassante, bien que didactique…
L'histoire :
Au printemps 1940, la France de Pétain capitule face à l’alliance italo-germanique. Tandis que la Luftwaffe bombarde Londres, tandis qu’un certain De Gaulle lance un appel radiophonique depuis la même capitale anglaise, le capitaine Philippe de Hauteclocque est blessé à la tête. Malgré son farouche patriotisme, il ne peut que s’exiler en Angleterre pour mieux continuer le combat. De Gaulle confie alors à ce jeune officier, qui prend le pseudonyme de Leclerc, la direction des opérations diplomatiques et militaires en Afrique. Après avoir rallié le Cameroun, Leclerc rassemble également le Tchad à la « France libre ». De là, il établit un plan d’attaque pour ouvrir un nouveau front saharien. Il s’appuie pour cela sur le courage des aviateurs de la FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres), mettant au point un plan complètement insensé : attaquer le fort de Koufra, en Lybie, alors sous contrôle italien, par le sud ! A partir du poste avancé le plus proche, cela représentait tout de même une distance de plus de 2000 km en plein désert, à partir de cartes inexistantes. En moins de 2 mois, plus de 150000 litres de carburants sont ainsi acheminés à dos de chameau…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Dans notre mémoire collective, la légende du général Leclerc s’est essentiellement cristallisée autour de la libération de Paris. Mais Philippe de Hauteclocque (de son vrai nom), fin stratège et patriote, a surtout gagné son statut de héros en Afrique. La biographie présente débute au moment de la capitulation française, pour aligner sur 70 planches extrêmement denses, des illustrations de photos d’époque, des faits de guerres véridiques, ici retranscris de manière fastidieuse et répétitive. Un vrai travail de scénarisation aurait assurément été nécessaire pour pouvoir recommander l’ouvrage à une cible plus large, qu’au traditionnel public passionné de guerre. Malgré des différences de styles et de finitions, le gros boulot de dessin de Bertrand Guillou ne paye donc guère. Les illustrations s’alternent sans véritable construction narrative, sur un rythme plat. En outre, si à cette époque, le destin du général est indissociable de celui de la France, on perd tout de même le cœur du propos. En effet, au fil des pages, on finit plus par suivre une histoire de la seconde guerre mondiale, qu’une biographie ciblée sur Leclerc. Comme pour rattraper son sujet, l’auteur fait de temps en temps figurer le profil de Leclerc (toujours le même !) sur des illustrations de fond redondantes. Notamment celles représentant des mécanos réparant des moteurs d’avion… En effet, Bertrand Guillou met en parallèle l’aventure de son aïeul, Jean Guillou, mécanicien d’avions et fidèle au général, au point de mourir à ses côtés lors du crash de son appareil dans le désert algérien en novembre 47. L’hommage est logique et honorable, mais ajouté à la non-concordance des temps des voix-off (99% des textes), le lecteur sort totalement anéanti de cette lecture didactique…

Les avis des terriens

Terrien kurtz, note : 6/6 "encore un effort" Cet ouvrage est excellent, et au contraire on parcourt cet ensemble avec émotion et curiosité. Dès 1949, le journal de Tintin consacrait déjà Leclerc dans un récit de 73 pages, et beaucoup plus dense encore que celui ci, beaucoup plus précis car chaque bataille est détaillée, en particulier l'Alsace, et que l'ouvrage s'arrète presque après la guerre. Le fait que Leclerc a tenté d'empêcher la guerre en Indochine est également rarement soulevé. Il prévoyait aussi le conflit qui allait se produire en Algérie.
Indochine et Algérie sont bien loin t'attirer les amateurs... Donc concentrer l'histoire parallèle avec le groupe Lorraine qui totalise 3500 missions de guerre avec 12 avions au départ, cela relève d'un défi. Vu qu'une bio de Leclerc compte à peu près 500 pages, et que pour le Lorraine, la revue icare y a consacré 6 numéros de 200 pages chacun, on peut comprendre que ceux qui font du scénario reculent facilement face à ce genre de défi. C'est peut-être pour cela qu'en 60 ans personne ne l'a fait. Du reste, d'après les proches de Leclerc, c'est la première fois que le maréchal est dessiné correctement, ce qui ne veut pas dire seulement qu'il est ressemblant, car un personnage aussi complexe dépasse les données du héros de BD basique, mais surtout que c'est vraiment lui, tel que ceux qui l'entouraient l'ont connu. Le dessinateur Guillou entremèle effectivement bien des styles avec unité, ce qui est très rare aussi. Il se plie à un exercice sur le genre et je suis certain que son ouvrage peut ouvrir d'autres dimensions que votre critique ne semble pas entrevoir. Au delà du plaisir de lire, bien sûr.
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