
Parution
mars 2008


© Dargaud - 2008

Note
6/6

Scénario
6/6
Dessin
5/6

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Série
terminée en France
4
album(s) paru(s) en France
4 album(s) prévu(s) en France |
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Planter des clous Combat ordinaire (Le), t.4

Marco a désormais une petite fille, ce qui lui offre un regard neuf sur le monde et… de nouvelles angoisses ! Conclusion d’une réflexion lumineuse, quoiqu’un brin déprimé, sur la vie. Un chef d’œuvre !
L'histoire :
Ça y est, Marco et Emilie ont eu une petite fille. Pétillante, adorable, Maude est aujourd’hui âgée de 3-4 ans. Marco prend son job de papa très au sérieux, bien que cela nourrisse partiellement ses angoisses. Impressionné par la soif de connaissance et la capacité d’apprentissage de sa fille, il apprend tout autant qu’elle. Il décrypte désormais le monde alentour différemment et se sent renforcé par ce devoir naturel d’éducation, qu’il ne trouve pas évident. Bien sûr, il est toujours suivi par un psy, avec qui il évoque ses pensées exutoires les plus déviantes. Il se met aussi à apprécier différemment les petites choses de la nature, le retour des hirondelles, les écureuils dans l’arbre, comme le faisait son père au sein d’un petit carnet secrètement alimenté pendant près de 30 ans. Son job de photographe l’épanouit toujours autant. C’est dans ce contexte qu’il reçoit un coup de fil inattendu : le chantier naval où travaillait son père, et sur lequel il a fait un reportage photo publié dans un livre, va fermer. Ses amis, Pablo en tête, l’appellent à la rescousse : il faut que l’appareil photo de Marco les aide à « couvrir » le mouvement social spontané qui a surgit de cette annonce. Le fantôme de son père et sa fierté de savoir « planter des clous », est omniprésent. Marco n’hésite pas l’ombre d’un instant et en profite pour rendre visite à sa maman…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le bien-nommé Combat ordinaire propose, de manière poignante et terriblement perspicace, d’aborder ce que l’on appelle aussi communément « la vie ». Vaste programme, n’est-il pas ? Et pourtant, diantre que Manu Larcenet le fait de manière virtuose, s’appuyant pour cela sur une force narrative prodigieuse, d’une limpidité affolante (on ne s'emballe pas : c'est la vérité vraie). Ce quatrième et dernier volume ne démérite pas par rapport à ses prédécesseurs. Du rapport à sa fille, à ses racines, ou selon l’angle de vue qu’offre sa profession artistique sur notre société, le héros Marco se dépêtre avec ses contradictions, apprend à se connaître et à connaître le monde. Les situations s’assemblent merveilleusement pour aider le personnage à se construire, à apprivoiser sa place et son rôle, et surmonter ses angoisses. On peut aussi y voir une sorte de crise de la quarantaine, assumée et partagée par l’auteur avec le lecteur, faisant office de psy. On peut aussi en retenir tout ou partie de ces petites phrases, en forme de sentences, pétries d’acuité et de bon sens, que Larcenet nous catapulte à la face le plus naturellement du monde. L’image en soi, toujours juste et vibrante d’émotion, accompagne idéalement et avec une belle sobriété un propos à la fois intime et commun. Si les évènements vécus par Marco appartiennent majoritairement à la fiction, une large part de ces états d’âmes sont en effet autobiographiques (la mort du père et la paternité). De même, le propos politique est sous-jacent, bien que Larcenet ne s’y abandonne jamais complètement. Assurément et plus que n’importe où ailleurs, ce quadriptyque aura permis au 9e art de franchir un palier en matière de narration. Sans prétention, Larcenet a façonné une œuvre universelle d’une grande sensibilité, qui rassemble les amateurs de BD de tous poils. Certain pseudo-philosophe ferait d’ailleurs bien de s’intéresser au 9e art en commençant, par exemple, par cette belle histoire. Désormais, il y a des BD et puis il y a Le combat ordinaire.

Les avis des terriens

Terrien monier, note : 6/6 "Une histoire sans fin..." ...parce que l'histoire de Marco ne s'arrête pas avec cet ultime volet du Combat Ordinaire (qui décidemment porte bien son nom). Bien sûr on n'est pas déçu de ce petit moment passé ensemble mais au fond, on aimerait voir grandir Maude et continuer à partager les angoisses existencielles de ce papa qui nous ressemble à tous ! La naissance de sa fille n'a pas mis un terme à ses angoisses et on sait bien que sa scolarité, ses premiers petits copains, son départ vont nourrir les doutes de Marco. Je remercie Manu Larcenet d'avoir mis en images une histoire tellement ordinaire qu'elle ressemble à celle d'une partie de ses lecteurs. Peut-être même qu'il aura à faire à ceux-ci dans le futur, angoissés de savoir ce que devient Marco...
Terrien sandrine, note : 6/6 "A bientôt" Contente et triste à la fois... parce que cette superbe série s'achève avec ce nouvel opus. On s'était vraiment attachés à ces personnages qui nous ressemblent.
Terrien virginie, note : 6/6 "la révélation" Voici le récit d'une autobiographie qui a fonctionné pour moi comme une révélation. Dans ce dernier tome, Marco a enfin accepté de devenir papa, nouvelle fonction qu'il assume finalement à merveille. La petite fille apporte un peu de fraîcheur à la série et libère notre personnage de quelques angoisses. Ce tome est un peu décevant par rapport au premier, peut-être parce qu'on voit Marco rentrer dans la vie d'adulte, dire adieu au chantier de son père. il est difficile de quitter cet éternel ado pour un monde plus sérieux, avec plus de responsabilités.
Terrien Hélène, note : 6/6 "Très beau..." ...Comme d'habitude. Ce 4e opus est très réussi : le dessin est simple mais doux et parfaitement en phase avec le texte, qui est lui plein de sens. On poursuit l'introspection du personnage principal, tout en recevant par-ci par-là les éléments de réponses qu'il est parvenu à obtenir au cours de ses réflexions présentées dans les tomes précédents. A lire, donc, par tous ceux qui se posent des questions et cherchent des réponses.
Terrien Cédric, note : 6/6 "Synchronisation de vie" Je suis en phase avec les histoires de Larcenet car à part le fait que je ne suis pas auteur et dessinateur de BD il m'arrive les mêmes faits marquants que lui.
exemple : T4 il gronde sa fille et il s'en veut - Moi c'était pareil
Larcenet sait raconter une histoire en dessinant et il le fait d'une façon sublime. Merci Larcenet
Terrien claude, note : 6/6 "ce combat ordinaire mais une bd pas ordinaire du tout !" J'avais déjà apprécié les 3 tomes précédents, mais le 4e les surpasse. La relation du héros avec sa petite fille est vraiment bien rendue ! Les petits mots d'enfant comme un cureuil ou moi je vais faire la boude et surtout cette photo du papa avec ses 2 garçons qui découvrent une couleuvre à laquelle il pense en se promenant avec sa fille et qui est la dernière image de la BD. Malgré toutes ses angoisses et ses malheurs le long des différentes BD, cela se termine sur une note optimiste. En 3 mots j'ai adoré !
Terrien emmanuelle, note : 6/6 "Mlle" J'aime cet auteur qui offre une fin heureuse à cette histoire pourtant bien noire au départ. J'ai reconnu mon mec dans cette BD, mais malheureusement, impossible de lui faire lire pour lui faire "passer le message" !
Terrien jauffrey, note : 6/6 "Une fin réussie" Le plus dur restait à faire pour Larcenet : conclure son combat ordinaire. En effet, une série à succès est toujours attendue au tournant et ne pas décevoir est primordial. Mission accomplie pour l'auteur qui nous plonge dès les premières cases dans son univers et sa réalité si bien dépeinte. On s'émeut, on réfléchit, on en parle..... une réussite donc, avec une seule déception : c'est la fin...
Terrien arno, note : 5/6 "aaahhhh enfin le tome 4" J'attendais avec impatience ce tome 4, dernier de la série. Retrouver Marco, son amie enceinte à la fin du dernier album, son frére en proie au deuil de leur pére, son métier de photographe, ses angoisses. Autant, j'ai adoré le début : Marco, papa d'une petite Maude et en proie à cette paternité qui découvre et le remplit de joie et de peur ; autant, la fin, avec tout ce discours sur la politique, les élections présidentielles de 2007, m'ont donné l'impression que l'auteur a pris le pas sur son personnage. En plus, pas de nouvelles de son frére ("Georges !!!"), de Naïma et de leur fille. Peut-être en attendais-je trop de Manu...
Terrien Laurent, note : 5/6 "L\'âge d\'homme" C'est assez étrange, d'assister, en direct-live, à la publication de ce qui est bien parti pour devenir un monument de la BD moderne. Avec Planter des clous, conclusion de la tétralogie Le combat ordinaire, Larcenet met la touche finale (bien qu'il eut pu s'installer et continuer à décliner la série à l'envi) à un cycle à la fois personnel et universel : la trajectoire d'un homme. La boucle est bouclée, comme on dit, pour Marco, qui commença seul le chemin, il y a de cela quelques années. Sous le trait toujours inégalé de Larcenet, et muni des mots si vrais de cet auteur, notre photographe aura fait bien du chemin, pour parvenir là où nous finissons par le laisser, à la fin de ce tome. Certes, nous le quittons à regret, mais ne dit on pas qu'il n'est de meilleure compagnie qui ne se quitte ?
Terrien arnaud, note : 5/6 "yyyyeeeessss" Et voilà, le dernier tome du Combat Ordinaire vient de sortir et encore une fois, c'est un régal de retrouver Marco, quelques années aprés le tome 3, avec sa fille Maude et du coup sâ paterniété qui le comble et l'angoisse à la fois... Seulement, pourquoi nous parler autant de politique et du chantier naval à la fin (comme un mélange du tome 2 et 3) ? Mais bon, c'est un plaisir de retrouver Marco...
Terrien Altonellis, note : 5/6 "Deception" J'ai été moi aussi assez décu de ce quatrième tome. Autant les 3 premiers sont de véritables chef-d'œuvre, celui-ci ne parvient pas à prendre aux tripes comme les précédents. Le côté pessimiste, noir du héros finit même par lasser...
Terrien emmanuelle, note : 4/6 "perplexité, déception, confusion…" Moi aussi j'attendais avec impatience ce dernier tome qui devait finir en beauté. Un véritable chef d'oeuvre qui m'a fait ressentir ce que jamais je n'avais ressenti avec une BD : en lisant un roman ou devant un film oui, mais jamais encore je n'avais pleuré en lisant une BD, jamais je ne m'étais identifiée à un personnage de BD. Grâce à la grâce et à la justesse de Larcenet, c'est aujourd'hui fait. Cependant, le tome 4, qui bien sûr offre des pages splendides remplies d'émotions et/ou de drôlerie (la dame du cimetière, la mère de Marco et sa réflexion sur les "racines"...) me laisse oui... perplexe, déçue, confuse... La justesse - du ton, des dialogues, des différents points de vue - qui faisait la richesse et rendait compte, à la perfection, de la complexité de la réalité et de ses difficultés semble ici absente, loin. Les histoires s'enchaînent mais presque sans se suivre, sans ce cheminement que l'on trouvait dans les 3 premiers tomes. Où sont passées les crises d'angoisse de Marco, celles qui mettaient en lumière ses défauts, ses difficultés et qui lui permettaient finalement d'avancer et de changer ? On a l'impression de se retrouver à la fin du volume face au même Marco que celui du début : pas de changement, pas de réflexivité, y compris sur son sexisme que l'on découvre dans ce tome, qu'il finit par assumer pleinement en en plaisantant. Les rôles parentaux étant fixés une fois pour toutes et pour tout le tome : la mère proche et à l'écoute de sa fille : le père incarnant ici l'autorité et l'éternelle absence (figure on ne peut plus traditionnelle du père donc !), bref étonnant parcours que celui de notre héros qui devait se livrer à un combat ordinaire. L'impression que ce tome n'est pas tout à fait abouti se renforce par l'absence criante et surprenante du frère de Marco que l'on avait quitté mal en point suite au décès du père, dont on ne saura ici absolument rien, ni du rétablissement psychique, ni de sa relation avec femme, enfant, frère. La fin, quant à elle, qui laisse place à un énorme monologue pas des plus fins sur les élections, les militants, la société, les "gens à opinion", etc. ne permet pas de dialogue et cela manque cruellement. Je ne m'attendais pas à être déçue sur ce sujet, surtout que je trouvais ça dément de placer l'action entre deux élections bien terribles et que la première avait été traitée brillamment. Tant pis, je relirai plus souvent les 3 premiers tomes que j'adore toujours !
Terrien Nicolas, note : 3/6 "Oui mais pas cette fois" Décu... Le mot qui ressort en fermant la BD. Je n'oserais dire bon ou mauvais. Cela dis j'ai tellement adoré les 3 premiers tomes de la série que j'attendais nécessairement énormément de ce dernier volume. Et je fus déçu... Comme le dise certains commentaires précédents, les histoires s'entrechoquent se chevauchent on ne sait plus trop où l'on est. Et le discours politique de la fin est comme le dis Marco, chiant : "t'as été saoulant cette nuit.
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