
Parution
janv. 2008


© Asuka - 2008

Note
3/6

Scénario
2/6
Dessin
3/6

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Série
en cours en France

Série en cours au Japon
3
album(s) paru(s) en France
5 album(s) paru(s) au Japon Collection Asuka Shojo |
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Crown, t.1

Jake et Ren, deux mercenaires, quittent leur organisation pour aller protéger la soeur de ce dernier. Un scénario très léger mais pas désagréable à lire.
L'histoire :
En plus d’être des beaux gosses, Ren et Jake sont deux mercenaires très réputés pour leurs compétences. Le premier a triché au poker en marquant les cartes et son acolyte lui doit maintenant 20 000 dollars. Pour payer sa dette, Ren l’oblige à démissionner en même temps que lui et tous deux se rendent alors au Japon pour retrouver la sœur de Ren, Mahiro. En effet, leurs parents sont morts et les tuteurs de la jeune fille l’ont mise à la porte après avoir pris possession de la demeure familiale. Elle a été recueillie par un restaurant de râmens tenu par un couple et, après les cours, elle réalise des livraisons pour eux. Tard le soir, elle effectue encore un petit boulot supplémentaire pour gagner de l’argent et se payer ses études. Jake et Ren finissent par la retrouver mais lui parlent alors en anglais et la demoiselle ne comprend rien. Les deux mercenaires ne cherchent pas à s’expliquer plus que ça et l’embarquent donc dans leur voiture pour la ramener chez elle. Ren chasse de façon musclée les occupants et Mahiro est persuadée que les deux hommes sont des yakusas à qui ses tuteurs l’ont vendue.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Crown est issu de la collaboration entre Shinji Wada, dont c’est la première œuvre à nous parvenir en France, et de Higuri You que nous connaissons déjà avec des titres tels que Cantarella (aux éditions Asuka) et Ludwig II (chez Panini Comics). De prime abord, le scénario est plutôt risible avec les orphelins héritiers d’un pays inconnu et la princesse qui a ses deux gardes du corps aussi balèzes que beaux gosses. Mais l’auteur développe l’intrigue de façon légère et comique, ce qui rend la lecture amusante à défaut d’être passionnante. Pour ce qui est des graphismes, on est dans le shôjo classique avec des personnages fins et élancés et un style très épuré. Les décors sont peu présents et le découpage n’est pas original non plus. Si les filles sauront apprécier les beaux gosses, le lectorat masculin n’est pas oublié avec quelques scènes de fan service. Malgré un scénario pauvre et des graphismes moyens, ce premier volume se révèle sympathique mais il reste néanmoins réservé à ceux qui ne sont pas trop exigeants sur la qualité scénaristique.

Les avis des terriens

Terrien Amélie, note : 4/6 "Guimauve et action, ça marche" Elle est tellement mignonne, cette Cendrillon moderne d'héroïne ! Plus malheureuse, y'a pas : orpheline, spoliée de ses biens par d'affreux cousins, elle vit misérablement grâce à la générosité de petits restaurateurs et accumule les boulots la nuit, tout en continuant ses études au lycée (mais comment fait-elle ? C'est vrai que les japonais sont conditionnés pour ne dormir que 4 heures par jour...) Et puis voilà qu'arrivent les princes charmants, mercenaires imbattables : d'abord le grand frère et son meilleur ami, qui révèlent à la Cendrillon qu'elle est la princesse héritière d'un petit royaume, puis, au fur et à mesure, des mercenaires envoyés par la méchante belle-mère pour tuer la fille qui vont être ensorcelés par la demoiselle et son pouvoir de choupinette : elle est tellement gentille (certes un minimum naïve, pour ne pas dire cruche, c'est la marque de fabrique des princesses de shojo manga) qu'elle irradie de bonté et les tueurs les plus terribles font remonter leurs traumatismes d'enfance à la surface et cèdent à l'amour universel prôné par la demoiselle. Et c'est drôle tout ça, ces beaux mâles prêts à massacrer toutes les armées envoyées aux trousses de leur princesse "guimauve power". Sans compter un dessin impeccable, il est facile de se laisser prendre à cette histoire invraisemblable grâce à l'humour débile propre aux shojo mangas, assumant le côté neuneu qui en fait des tonnes et qui ne se prend pas au sérieux.
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