
Parution
oct. 2005


© Vents d'Ouest - 2005

Note
5/6

Scénario
5/6
Dessin
5/6

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Série
terminée en France
4
album(s) paru(s) en France
4 album(s) prévu(s) en France Collection Turbulences |
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Le Festin des Monstres Cuisine du diable (La), t.2

Pour réaliser son rêve et assouvir sa vengeance, Anthon ourdit un plan diabolique et ambitieux à l'encontre de la mafia new-yorkaise. Conclusion d'un diptyque fascinant, aux multiples lectures...
L'histoire :
Anthony Poucet est un adolescent new-yorkais, à l’époque de la prohibition. A la mort de ses parents, mitraillés dans leur boutique, lui et ses 6 frères se sont vus imposer un job lié au trafic d’alcool par le parrain du quartier. Tout en exécutant les basses besognes qui lui sont confiées, il rumine sa vengeance tout en rêvant de partir sous de meilleurs hospices avec Anne, sa bien-aimée. Mais le problème est de taille : Anne n’est autre que la jeune sœur de Candice, épouse de l’éminent B. Baldwin, dit 2B, véritable maître de la ville et… commanditaire de l’assassinat de ses parents. Anthon se met alors à jouer à un double jeu ambitieux et particulièrement bien combiné. Il propose tout d’abord au mafioso du quartier de gérer lui-même la distribution d’alcool, grâce à une armée d’enfants en vélo. Pour cela, il s’allie avec une bande de gamins de Chinatown et laisse traîner ses oreilles. En apprenant les tensions montantes entre son boss et 2B, il tire parti de ses infos pour monter les deux clans l’un contre l’autre…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ce second volet clôt en beauté le premier diptyque d’une série surprenante à plus d’un titre. Tout d’abord, les encrages et les couleurs de Damien Marie expriment avec savoir-faire l’ambiance de la prohibition à la « belle époque mafieuse » new-yorkaise. A ce titre, le scénario de Karl T. restitue à la perfection la guerre qui opposait les irlandais aux italiens pour le contrôle de la ville, sans chercher à corroborer la réalité historique (comme le font si bien Ce qui est à nous ou De silence et de sang). Karl T. rythme parfaitement son intrigue et si les mitraillettes parlent autant que les hommes, un soin tout particulier a tout de même été porté aux dialogues. Il y a cependant un second niveau de lecture à cette histoire mafieuse. Car au-delà du simple polar viril, le scénariste livre également une métaphore virtuose et subtile des contes de Perrault. Le petit (Anthony) Poucet et ses 6 frères affrontent l’ogre (le parrain mafieux bedonnant) dont les 7 filles sont le talon d’Achille. Mais il combat également B. Baldwin, dit 2B, référence directe à Barbe Bleu, qui ne « dévore » pas ses victimes mais torture tout de même sa jeune épouse, dont la sœur Anne ne voit rien venir… Bref, en suivant cette savante recette, vous dégusterez une cuisine diablement appétissante ! Cerise sur le gâteau : un second cycle est en cours d’élaboration…

Les avis des terriens

Terrien Fizirh, note : 6/6 "Du très bon" Découvert un peu par hasard, j'ai adoré cette série... Vivement le prochain tome !
Terrien Anthony, note : 5/6 "Les bons contes font les bons ennemis" Hell's Kitchen... La Cuisine de l'Enfer, célèbre quartier de Manhattan à New York, aujourd'hui l'une des références majeures de l'histoire américaine en matière de violence et de crimes. C'est dans ce décor, durant les années folles de la prohibition, que prend place ce somptueux diptyque. Somptueux à la fois au niveau scénario et qualité du dessin. Le scénario d'abord, qui mêle habilement récit de la guerre entre gangsters italiens et irlandais et références aux grands contes classiques de notre enfance (Barbe Bleue, Le Petit Poucet...). Un cocktail surprenant au premier abord mais dans lequel on plonge bien vite, tant les personnages ne laissent pas indifférents, allant jusqu'à inspirer pour certains mépris, dégoût... ou crainte ! Le dessin ensuite, d'une très grande qualité (tant au niveau des décors que des personnages), aidée par une mise en couleur de circonstances, dont les tons ocres et sepia restituent parfaitement l'ambiance des années 30. La Cuisine du Diable est à conseiller à tous les amateurs de récits de gangsters de la belle époque qui n'auront pas peur de vendre leur âme d'enfant... au Diable.
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