
Parution
mai 2005


© Delcourt - 2005

Note
4/6

Scénario
4/6
Dessin
4/6

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Série
en cours en France
5
album(s) paru(s) en France
6 album(s) paru(s) aux USA Collection Contrebande |
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Rien que de la misère Goon (The), t.1

Les zombies et les monstres envahissent la ville, mais le Goon et Franky sont là pour s’y opposer ! Un cocktail détonnant d’humour et d’horreur dans un style rétro fifties !
L'histoire :
A Lonely Street, le prêtre zombi souhaite se créer une véritable armée composée de monstres et de morts vivants. Pourtant, malgré ses efforts diaboliques, son gang ne dépasse pas celui de Labrazio et cela est dû à son bras droit : le Goon. Cet homme à la carrure impressionnante dérouille les ennemis de son clan, avec l’aide de son assistant et ami, Franky. Un jour parmi tant d’autres, une bagarre démarre dans la taverne préférée du Goon, celui-ci s’interpose et réduit rapidement ses adversaires au silence. Un policier arrive et interpelle le bras droit de Labrazio. En sortant, Franky tabasse l’homme de loi avant que les deux compères se fassent assommer par une ombre aux proportions fort étranges. A son réveil, le Goon se découvre enchaîné et suspendu avec, en face de lui, Joey la boule, un homme de petite taille pourvu d’un bras surdimensionné dû au fait qu’il porte constamment une boule de bowling. Après un tabassage en règle, les hommes de Joey jettent leur prisonnier dans une ruelle peuplée de rats géants, avec pour seule arme un pistolet…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
The Goon est signé Eric Powell, un artiste autodidacte ayant participé à Hulk ou à Hellboy : histoires bizarres. Ce comics est un mélange entre un humour des plus noirs et une violence excentrique. En effet, les personnages sont déjantés et leurs réactions complètement loufoques, les monstres ne sont pas effrayant pour un sous et prêtent plutôt à rire (le primate géant). Pour autant, l’univers est glauque et extrêmement violent, mais le comique de certaines scènes ne rend que plus absurde ces situations. Trop de violence tue la violence, dit on. Le style de Powell, seul maître à bord, est maîtrisé et rend à de nombreuses reprises hommages aux titres des années 50, et en terme d’ambiance pourrait faire penser aux Contes de la crypte ou à Hellboy (de Mike Mignola, chez Delcourt). Ses couleurs sont particulièrement flashy et en général le vert a une place omniprésente. Cette première histoire proposée par Powell est intéressante et se révèle, au fil des pages, beaucoup plus intelligente que sa violence pourrait laisser croire. Le prix Eisner a d’ailleurs été décerné à cet auteur qui, depuis la parution de The Goon a gagné ses galons au sein des comics américains.

Les avis des terriens

Terrien Jean David, note : 5/6 "To Goon or not to Goon ?" Alors "The Goon", j'en ai entendu parler lorsque j'ai acheté "Walking Dead" ! Le vendeur me l'avait fortement conseillé (il avait remarqué que j'étais fan de zombies on dirait). Je n'étais pas très attiré par les dessins qui semblaient un peu trop humoristiques et pas assez travaillés (à mon goût) pour traiter du thème des zombies.
Et puis récemment, j'ai craqué, j'ai pris les trois premier volumes d'un coup ! Mais je ne vais parler que du premier volume car je n'ai pas encore lu les deux autres !
Côté scénario :
Les histoires courtes rendent une ambiance assez particulière à cette bande dessinée. On ne sait pas si elles sont dans l'ordre chronologique, malgré tout, tout s'emboîte très bien ! Même si les histoires sont inégales par rapport à l'intérêt, l'ensemble du premier volume reste très plaisant à lire. Donc le scénario reste un point assez positif à mes yeux. En gros, c'est une sorte de mélange d'histoire de gangsters, de zombies, de fantôme et d'enfance difficile !
Côté dessin :
Les dessins sont une sorte de mélange entre plusieurs styles. On retrouve autant des personnages assez simplement travaillés que d'autres portraits vraiment magnifiques. Dans l'ensemble, ce mélange de styles passe plutôt pas mal et ça fait bien ressortir à quel point l'univers du Goon est décalé ! C'est très flashy, ça fait penser à ces vieilles bandes dessinées d'horreur des années 50, celles dont on parle dans les "Creepshow" par exemple ! Un vrai régal !
Côté personnages :
Les personnages sont merveilleux ! Le Goon à un caractère "à la Hellboy", son pote, Franky est assez attachant. Les personnages secondaires sont plutôt marrants ! Mentions spéciale au vieux Sheriff (ceux qui ont lu comprendront de qui je parle) qui est l'un de mes personnages cultes de cette bande dessinée !
Au final :
Au final, j'ai acheté cette bande dessinée sans trop de conviction. Et après avoir commencé le premier, je me suis rendu compte que j'entrais dans le jeu et dans l'univers du Goon à 100% !! Maintenant, j'ai hâte de lire les deux suivants ! Si c'est dans la même veine que le premier, cette bande dessinée va vite monter d'un étage sur mon étagère : celle de mes BD cultes !
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