
Parution
août 2007


© Dupuis - 2007

Note
5/6

Scénario
5/6
Dessin
5/6

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Série
en cours en France
3
album(s) paru(s) en France
Collection Repérages |
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Les gardiens du temple Haute sécurité, t.1

Jeune gardien dans une prison de haute sécurité américaine, Aleks est mêlé de près à un meurtre. Mise en bouche intense d'une série au long cours, labellisée Totale angoisse made in Callède !
L'histoire :
Aleks Wodja fait son premier jour en tant que gardien de prison, au sein de l’établissement de haute sécurité de Templeton Bay, petite ville côtière de l’Oregon. D’emblée, il ressent toute la complexité de cette pénible fonction. Il s’agit d’être extrêmement attentif à tout, dans un milieu où les visages sont au mieux fermés, au pire désorientés. A l’initiative du cruel Skinner, le caïd des gardiens, il n’échappe pas au bizutage : c’est à lui que revient la fouille corporelle des nouveaux locataires. Tandis qu’Aleks s’exécute, à l’aide de gants et d’une lampe torche, un prisonnier lui décroche une mandale. Pour tous, prisonniers et gardiens, il est dorénavant le maillon faible. Dans les heures qui suivent, il fait plus ample connaissance avec les lieux, les clans, l’ambiance qui régit la vie pénitentiaire. Le soir venu, de retour à l’extérieur, il va boire une bière en ville, pour souffler un peu. Dans le seul bar de la ville, il retrouve logiquement la plupart de ses collègues… Il échappe à la conversation d’un vétéran pour se retrouver quelques minutes plus tard, sans avoir forcé son talent, dans le lit d’Eva, la plus sympa (et sexy !) des gardiens. Le lendemain, une rude journée l’attend : un prisonnier est assassiné à coups de couteaux dans un couloir à l’abri des caméras. Parmi les armes du crime, on retrouve une bombe lacrymo qui vient juste de lui être dérobée la nuit même. Au mur, un mot a été tracé avec le sang de la victime : « RAT ».
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
A peine les 4 tomes d’Enchainés bouclés, Joël Callède et Gihef réitèrent leur collaboration sur une série au long cours, dans un genre relativement nouveau au sein du 9e art : le thriller carcéral. A la base, le scénariste n’a pas son pareil pour tendre une atmosphère à son paroxysme (cf Comptine d’Hallowwen ou Tatanka, chez Delcourt). Ce talent narratif appliqué au milieu angoissant d’une prison de Haute sécurité, imaginez le topo… Cette mise en bouche est pourtant tout ce qu’il y a de plus cartésien et réaliste. L’ambiance étouffante s’exprime à travers les encrages réalistes du dessinateur Gihef, qui reproduit quasiment le même style détaillé que sur Enchainés, avec un léger gain de « maturité ». L’angoisse est omniprésente : même du « bon » côté des barreaux, le héros gardien a l’impression d’être prisonnier. Le scénariste fait consciencieusement le tour de cet abominable décor : les prisonniers sont tantôt des bêtes sauvages, tantôt des enfants fragiles ; et les gardiens sont loin d’être des enfants de chœur… Surtout le gros Skinner dans le rôle du méchant super méchant ! Dans un second temps, Callède déroule une première intrigue policière : un meurtrier sévit au sein de la prison. Gardien ou prisonnier ? Quel est le mobile ? Bande de veinards : le second tome est publié simultanément…

Les avis des terriens

Terrien girardet, note : 6/6 "Surprenant et terrifiant ! " La vie des prisons ne concerne pas uniquement les prisonniers, mais tous ceux aussi qui gravitent autour d'eux... Les moins forts psychologiquement des deux côtés souffriront les premiers.
Terrien jjean christophe, note : 6/6 "plutôt \" OZ \"ou \" PRISON BREAK \" ?..." Voilà un premier dyptique des plus réussi. L'intrigue est solide, bien développée, sans lourdeur, avec des personnages humains, charismatiques et intéressants. On échappe au cliché personnages principal = héro bondissant partout ; et gardiens = gentils ; et prisonniers = méchants. Rien n'est manichéen si bien qu'on est carrément emporté dans l'intrigue dévorant chaque planche avidement. Le dessin est franchement une réussite, donnant les ambiances idéales à chaque scènes. Bref un excellent moment de lecture. Je recommande cette série chaudement.
Terrien Hottelet , note : 5/6 "Hautement recommandé !" La nouvelle série de Gihef et Callède démarre en trombe. Surfant sur la vague des séries à succès, elle s'éloigne pourtant de Prison Break qu'on présente souvent comme son équivalent télévisuel. En effet, les auteurs ont préféré nous faire entrer dans un univers plus sombre, plus trash aussi que celui du beau Michael Scofield, pour se rapprocher de la noirceur de la série injustement moins connue OZ. Les deux compères décident de nous embarquer cette fois sur les traces d'un jeune gardien de prison qui doit à la fois affronter les détenus et le bizutage de ses collègues, pas toujours très tendres. A peine a-t-il le temps de prendre ses marques qu'une série de meurtres plus sordides les uns que les autres survient...
Terrien sebastien, note : 5/6 "univers carceral" Cette série rappelle un peu la série Prison break, où l'univers carcéral est un milieu aussi dur pour les prisonniers que pour les gardiens.
Terrien didier, note : 5/6 "Bonne intrigue dans un milieu généralement fermé" Comment tout ce petit monde (détenus, gardiens) cohabitent... Dense, oppressant et vraiment très proche d'une réalité "réelle".
Terrien jean-paul, note : 5/6 "une source d\'inspiration" Jeune dessinateur, j'ai lu ce tome chez un ami... le résultat : je commence ma première BD. J'ai plongé à 200% dans cette ambiance carcérale plus que dans la série Prison Break. Bref un début de série prometteur. J'attends avec impatience les 10 tomes. Bravo l'artiste !
Terrien toolband, note : 3/6 "deception" J'ai été très déçu par cette BD. Ça sent limite la commande de la maison d'édition, genre "vous pouvez nous pondre une histoire dans une prison ?". Le twist final est vraiment décevant, la psychologie des persos assez grossière... Dommage...
Terrien Leo, note : 3/6 "Décevant" C'est le premier album de Callède au scénario qui me déçoit franchement (le tome 2 itou), tant par l'intrigue elle-même (que je trouve assez peu crédible) que par le déroulement de l'histoire, trop rapide et pas assez progressif. On sent la pression des 48 pages qui oblige le scénariste à aller supervite sur la psychologie des personnages (la collègue féminine du héros en est une parfaite illustration). Non vraiment, déçu, je retourne lire Tatanka.
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