
Parution
juil. 2006


© Ankama - 2006

Note
6/6

Scénario
6/6
Dessin
5/6

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Série
en cours en France
3
album(s) paru(s) en France
3 album(s) paru(s) en France 4 album(s) prévu(s) en France Collection Label 619 |
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Dark Meat City Mutafukaz, t.1

Les extraterrestres débarquent discrètement sur notre planète. Seul Angelino, un looser notoire, semble s’en être aperçu. Humour, action et délire visuel sont au rendez-vous de ce premier tome de grande classe.
 L'histoire de la série
Angelino est un livreur de pizza dont la vie bascule le jour où il se fait percuter par une fourgonnette. Les séquelles ne sont pas immédiates… Le lendemain, celui-ci commence à voir de curieux phénomènes apparaître tels que des personnes ayant des ombres aux formes étranges lui rappelant Batman. Après avoir consulté le docteur qui le rassure sur son état, l’ancien livreur rentre chez lui et retrouve son ami et colocataire Vinz. Mais le soir venu, des hommes de la section spéciale Z7 font irruption dans leur appartement, avec pour mission d’éliminer les deux amis qui arrivent alors tant bien que mal à s’enfuir…
L'histoire :
Dark Meat City est une ville frontalière des Etats-Unis et du Mexique. Dépassant les 17 millions d’habitants depuis l’an 2000, elle est considérée comme la 3e ville la plus dangereuse au monde. Pour gagner sa vie, Angelino y est livreur de pizzas. Attiré par une jeune femme, notre livreur détourne son attention de la route et percute une fourgonnette. A son arrivée, son colocataire et ami Vinz, un homme avec un crâne en feu en guise de tête, ne peut s’empêcher de lui demander ce qui lui est arrivé. Tout en lui expliquant, il prend une douche pour se remettre les idées en place. Il s’essuie, nourrit ses cafards et va se coucher. Un cauchemar le sort néanmoins de son sommeil ; or, en regardant dans le ciel, il voit une étrange lumière. Vinz arrive et observe également… en vain : la lumière a disparue. Au petit matin, débarque Willy la chauve souris, qui leur propose toujours des missions illégales. En voyant Angelino, il ne peut que l’inciter à aller chez le médecin. En s’y rendant, notre ex-livreur observe un phénomène pour le moins étrange : les ombres de certaines personnes sont clairement différentes…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Mutafukaz est entièrement réalisé par un seul auteur, Run, qui a créé ce titre et ces personnages depuis de nombreuses années, attendant patiemment qu’un éditeur accepte de l’éditer. Une galère étonnante, vu le résultat franchement réussi, et ce, à tous les niveaux. Le style graphique est varié, passant d’un style comics à une utilisation assez habile de l’informatique. A ce propos, les pages non colorisées donnent une dimension « ovniesque » à ce titre. Les personnages sont également très originaux (la tête d’Angelino est très simple, mais réussie) et les décors inspirés des ghettos de Los Angeles sont particulièrement bien réalisés. L’histoire multiplie les situations comiques et les scènes d’action. Les fusillades sont extrêmement prenantes et l’action survoltée. Mutafukaz est une série mêlant plusieurs genres et plusieurs styles, une fusion qui pourra rappeler la série Lucha Libre (chez les Humanoïdes Associés). D’ailleurs, en raison de la proximité des univers et d’une véritable originalité de ton, un crossover avait été envisagé dans un premier temps par les auteurs « katchos ». Mutafukaz n’est ni un comics, ni un manga, mais un ovni subversif né en France. La classe.

Les avis des terriens

Terrien Pascal, note : 6/6 "Un ovni dans le monde de la BD" Mutafukaz. Cette série est malheureusement méconnue, mais retenez bien ce titre, car cela ne demande qu’à changer ! Un format pas vraiment conventionnel, pas un comics, pas un manga non plus, mais un habile mélange de différents styles. On y découvre avec un grand plaisir les aventures déjantées de Vinz et Angelino, 2 incroyables losers dans la grande ville de Dark Meat City. Ces deux personnages sont géniaux, attachants dès les premières pages avec leur tête tout droit sortie de… nulle part !
Les hallucinations de Lino, qui croit voir des monstres au milieu de la population, vont les entraîner dans des aventures improbables. Action mais aussi humour sont au rendez-vous de cette course poursuite délirante. Ce road movie est d’ailleurs parsemé de clins d’œil qui renforcent un humour déjà bien présent. Tout est bon pour se marrer : les situations, les dialogues, et même simplement les dessins.
Car si cette série a bien un atout c’est son graphisme. En un mot : génial ! Style, dessin, couleur, tout est excellent. Ce serait trop long d’expliquer tout ce qui me plaît dans ce dessin, feuilletez la série en librairie pour vous faire une idée, vous ne serez pas déçu !
En plus chaque tome regorge de pages supplémentaires, de bonus, de cahiers graphiques. Que du bonheur !
Terrien Levesque, note : 5/6 "Wouahzzz" Je dois avouer tout d'abord que mon âge presque canonique et mes gouts en matière de 9ième art, m'auraient, en temps normal, fait détourner la tête, avec au coin des lèvres une moue dubitative, à la vue de cet opus iconoclaste. Et oui, cher ami lecteur, sans l'enthousiaste parrainage d'Eric Herenguel, au coin de quelques interviews, il me semble que je n'aurai pas ouvert ce livre. La face du monde n'en aurait pas été changé, mais à coup sur, j'aurai loupé quelque chose.
Car cet ouvrage est vraiment bien fait, le dessin ne souffre d'aucun reproche, le découpage est vraiment novateur, très dynamique et très clair. Ajoutons à cela, des couleurs superbement utilisés et un scénario bien déjanté (comme y disent les d'jeuns), un humour au vitriol... et vous avez dans les mains, aux frontières de la BD, du Manga et du comics, ce qui se rapproche le plus à mon sens, dans la BD, du Kill Bill de Tarantino. et pour moi c'est une sacré référence
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