
Parution
mars 2008


© Gallimard - 2008

Note
4/6

Scénario
4/6
Dessin
3/6

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Série
terminée en France
1
album(s) paru(s) en France
1 album(s) prévu(s) en France Collection Bayou |
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Princesse aime princesse

Pour vivre leur histoire d'amour, deux jeunes filles se retrouvent confrontées à une flopée d'embûches. Une aventure rafraîchissante mélangeant conte, chronique sociales et absurde…
L'histoire :
A 16 ans, Végétaline de Brillance passe la majorité de son temps alitée chez elle, du fait d'une maladie, semble-t-il d'ordre psychologique. Elle est couvée par sa mère, fana des frites et de la téléphonie mobile, et organise des soirées auxquelles elle ne participe même pas. Codette est, elle aussi, une jeune fille âgée de 16 ans, qui vient juste de revenir du Watakou, un pays en guerre. Elle assiste à une de ces soirées en compagnie de sa cousine Fathia et rencontre trois garçons avec qui elles passent la soirée. L'un d'entre eux propose alors de jouer au A.C.E. : en réalisant un pari, on peut gagner l'objet le plus précieux que l'autre a sur lui. C'est ainsi que Kékuo propose un étrange appareil, un téléphone vidéo 3D, si Codette réussit l'exploit d'embrasser la princesse de la frite, autrement dit Végétaline. Codette ne se défile pas et s'immisce progressivement dans la demeure des Brillance. Elle pénètre dans la chambre et voit Végétaline endormie, puis s'approche doucement et l'embrasse...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ce titre est l'œuvre de Lisa Mandel, une auteur au succès fulgurant ces dernières années, notamment grâce à sa série Nini Patalo (chez Glénat). Mélangeant des thèmes peu habitués à faire bon ménage, tel que le conte et l'homosexualité, ce one-shot joue la carte de l'autodérision, voire même de l'absurde. L'humour est en effet omniprésent, au travers de dialogues décalés, mais aussi de rebondissements totalement loufoques. Par exemple, lorsque Codette et les autres utilisent des costumes tout droit issus de la série Bioman ! On pense parfois au travail de Mathieu Sapin dans cette surenchère déjantée progressive, vers le grand dénouement final proche du grand n'importe quoi (ceci est un compliment). La grande force de ce titre est d'aborder le sujet de l'homosexualité d'une façon originale, un brin naïve. Au niveau des dessins, l'ensemble est assez épuré et les traits sont fins. En revanche, on dénote un certain manque de détails en général. Ce tome est une véritable surprise, auquel tout amateur (et trice) d'aventures drôles et émouvantes se doit de jeter un œil.

Les avis des terriens

Terrien Elodie, note : 6/6 "une bd différente" Une bd qui parle d'homosexualité peut permettre de dimunuer l'homophobie et de propager la tolérance.
Terrien Meyer, note : 0/6 "Chronique d'une mort annoncée." Voilà donc le dernier opus de Lisa Mandel. Attendu depuis plus de deux ans, Princesse aime princesse risque de décevoir le lecteur patient qui tentait de se rabattre sur le blog en souffrance de l’auteur pour combler sa frénésie de planches. Si Lisa Mandel excelle dans l’histoire courte, drôle et efficace, la narration se révèle ici laborieuse et foutraque. On a le sentiment qu’elle peine sur la longueur, se sent obligée de rajouter encore et encore des strates narratives sans queue ni tête. On ne se sait donc si elle essaie de parler d’amour, si elle bosse pour le service Recherche et Développement de Nokia, si la géopolitique est sa nouvelle lubie. Ça part dans tous les sens, tant dans l’écriture que le dessin. Lisa Mandel a l’air d’avoir envoyé à son éditeur des planches gribouillées à la va-vite sur un coin de table au cours d’un dîner où elle s’emmerdait copieusement. L’homosexualité est aussi abordée de façon niaise, over the rainbow au milieu des dauphins et la fin du livre ne se contente pas de frôler la mièvrerie. C’est digne des aspirations sentimentalo-naïves d’une ado de 13 ans. D’ailleurs, à quel lectorat s’adresse ce livre ? Aux enfants ? Non, pas tant à cause du sujet abordé, mais plutôt à cause d’une structure bordélique et bancale. Aux adultes alors ? Non plus, à moins de se contenter d’applaudir bêtement des deux mains le travail d’un auteur jusqu’alors doué. Ça manque de profondeur, de cohérence et de propos. Ce titre fera donc peut-être le bonheur d’ados en révolte qui ont décidé d’être homo pour contrarier une mère envahissante. Plus que décevant, ce titre se révèle mauvais et bâclé.
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Prix
16,5 €
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© Gallimard - 2008
Scénario L. Mandel
Dessin L. Mandel
Couleur L. Mandel
Editeur
Gallimard
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