
Parution
fév. 2008


© Vents d'Ouest - 2008

Note
3/6

Scénario
3/6
Dessin
4/6

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Série
terminée en France
4
album(s) paru(s) en France
4 album(s) prévu(s) en France Collection Turbulences |
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Le ventre de la bête Cuisine du diable (La), t.4

Anthon Poucet se faufile entre les mailles de la mafia new-yorkaise, pour tirer Anne des griffes de l'ogre. Un drôle de mix entre polar de genre et conte de fée, pour une conclusion expérimentale un peu bancale...
L'histoire :
A l’époque de la prohibition, dans le quartier new-yorkais de Little Italy, le jeune Anthon cherche plus que jamais à tirer sa petite fiancée Anne des griffes de la mafia. Non seulement les guerres de gangs l’ont rendu orphelin, le voici à présent l’unique survivant de ses 6 jeunes frères, fusillés en groupe pour satisfaire une énième vengeance. A la recherche d’Anne, Anthon a usé d’un sang froid sans faille pour flinguer le riche prometteur B. Baldwin, dit 2B, qui avait asservi et humilié sa femme Candice, la sœur d’Anne. Anthon est à présent en compagnie du majordome de 2B, en route pour Chicago. Ce dernier le mène à Big B. père, au faciès patibulaire, qui seul peut l’aider dans sa quête de vengeance. Contre toute attente, Big B. tue la majordome, mais pas le jeune assassin de son fils, à qui il demande… de lui rendre son fils. Anthon ne comprend pas. Lâché en ville, il file au Lexington Palace où il sait qu’Anne est enfermée. Pendant ce temps à New York, un inspecteur de police interroge un détenu issu d’une famille mafieuse, pour en savoir plus sur les origines d’Anne et de Candice. Il apprend alors une vérité sidérante…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ce tome 4 met un terme au second cycle d’un polar mafieux pas comme les autres. Jugez-en par vous-même : il s’agit des aventures du petit Poucet (c’est son patronyme et il a 6 jeunes frères) à l’ère de la prohibition, alors qu’un bras de la mafia est contrôlé par l’ogre barbe bleue (les 2B sont pédophiles et cannibales de père en fils…). L’exercice ambitieux du scénariste Damien Marie n’était pas évident et aboutit à un résultat mitigé. D’une part, l’ambiance des « années prohibition » est assez réussie, faisant la part belle au décorum habituel du genre, options sordide et hémoglobine, élégamment mis en relief par Karl T. Le dessinateur s’appuie certainement sur une documentation riche et variée : ses décors (rues, voitures, animations…) et ses personnages réalistes sont fortement encrés et soignés. La limite se trouve au niveau des personnages, aux faciès statiques (Anthon en tête), voire monocordes (le majordome est le sosie de Tony, le détenu). Comme pour contrebalancer ces éléments de genre classiques, le récit se détache en revanche des archétypes, pour jouer avec les ressorts usuels des contes de fées ! On retrouve ainsi l’ogre abominable (Big B.), le chat féroce, la sœur Anne (qui ne voit rien venir), mais au final ce petit Poucet parvient surtout à semer… le lecteur. Dans ce dernier opus, un sentiment de confusion prédomine sur l’enchaînement des évènements, même si on comprend globalement le canevas narratif imaginé par le scénariste. Une cuisine expérimentale pas encore convaincante…

Les avis des terriens

Terrien jean christophe, note : 5/6 "Final sanglant " New York, 1931,après le meurtre de ses petits frères, Anthon, 13 ans, doit retrouver Anne, dernière héritière d’une grande famille de la mafia italienne. Anthon se rend à Chicago où un certain Eliott Ness s’apprête à faire tomber Al Capone. Brillamment dessinée et mise en scène, La Cuisine du Diable est une série forte, crue, violente. Une vrai réussite !
Terrien JEAN LOUIS, note : 5/6 "LA CUISINE DU DIABLE FIN ET APOTHEOSE" Après les 3 premiers tomes très réussis, on pouvait craindre une déception. C'est tout le contraire : ce quatrième et dernier épisode est dans la lignée des précédents. Cette relecture de la prohibition en Amérique est sublime.
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