
Parution
oct. 2007


© Vents d'Ouest - 2007

Note
3/6

Scénario
2/6
Dessin
4/6

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Série
terminée en France
1
album(s) paru(s) en France
1 album(s) prévu(s) en France Collection Integra |
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Nuit chez Kipling (Une)

Magie noire et possession démoniaque à l’époque de Jack l’éventreur. Les thèmes sulfureux du Londres victorien amalgamés en un one-shot en noir et blanc graphiquement maitrisé mais particulièrement ardu…
L'histoire :
A la toute fin du XIXe siècle, l’écrivain Rudyard Kipling et son ami Jonas Demm de Scotland Yard sortent d’une représentation théâtrale du célèbre Dracula de Bram Stocker. Dans la calèche qui les reconduit à leur club, faisant référence à la symbolique du dragon de Vlad Dracul, Demm partage avec Kipling le souvenir d’une aventure étrange… Cela remonte à 10 années auparavant, alors qu’une équipe archéologique est commanditée par le Vatican pour des fouilles en Mésopotamie (Irak actuelle). D’après d’obscurs manuscrits parlant de magie noire et de rites assyro-babyloniens, il s’agit alors de retrouver la trace du démon Wha Sha Quon Ashin, à l’origine d’une mystérieuse prophétie. Après un voyage jonché de signes ésotériques négatifs, l’équipe archéologique pénètre dans un temple encastré dans la roche. Ils prennent alors soin de s’équiper de scaphandre, car leur guide Razul, précurseur pour pénétrer dans le temple, vient juste de déclarer une peste bubonique. Ils découvrent alors plusieurs momies dans des postures inhabituelles, et surtout un monolithe noir cylindrique, recouvert d’inscriptions étranges, qu’ils rapportent à Londres…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Imaginez une œuvre qui pourrait tenir en une dizaine d’albums, bizarrement condensée en un seul volume de 92 pages… C’est un peu le sentiment que l’on éprouve dès les premières planches de cette Nuit chez Kipling. Là où certains auteurs auraient utilisé 2 ou 3 planches, Jean-Louis Le Hir, lui, fait tenir le tout en 1 ou 2 cases, accumulant les informations, les séquences et bâtissant au final un scénario d’une densité rare. Ajoutez à cela plusieurs trames superposées, moult histoires dans l’histoire, peu de repères pour les unités de lieux et de temps… Cette masse d’informations, dont la plupart ne servent à rien d’autre qu’à fignoler un contexte historique et social en moult détails digressifs, nuit foncièrement à la lisibilité de l’ensemble. En fait, votre plaisir dépend du degré de complexité dans lequel vous êtes prêt à vous engager. Et puis soudain on se dit qu’on a déjà lu ça quelque part… Le premier tiers de cette BD est en fait la reprise intégrale, en version noir et blanc, d’un tome 1 publié chez Glénat/Loge noire, La Voix des ténèbres. A priori, l’éditeur a préféré publier les 2 tomes prévus en un seul recueil et de les changer de collection… Cela ne soulage en rien le fastidieux exercice de lecture. L’auteur lui-même semble accuser le coup sur la distance, en montrant un dessin noir et blanc différemment peaufiné au fil de l’album (comparez par exemple la première planche avec la p.79). Aux personnages existants se mêlent des patronymes issus de clins d’œil tous azimuts (Corto Maltese, Blueberry, John Merrick…). A l’atmosphère jouissive de polar s’additionne les sociétés secrètes, la malédiction des profanateurs de tombe, l’ésotérisme nébuleux… Quelle mixture ! L’érudition de l’auteur n’est pas en cause (les dialogues sont ciselés), ni son habileté à restituer une ambiance victorienne aguichante. Ces aspects séduiront assurément un lectorat exigeant… mais sans doute restreint. Ereintant…

Les avis des terriens

Terrien bernadette, note : 5/6 "une nuit chez kipling" Beaucoup de choses m’ont plus dans cette BD. Tout d’abord l’atmosphère : une enquête policière se déroulant dans le quartier de Whitechapel de Londres à l’époque victorienne où plane l’ombre de Jack l’eventreur. Ensuite le fait qu’au fil des pages on rencontre des personnages célèbres de l’époque, ayant réellement existés, ou de fiction comme l’écrivain Bram Stocker (Dracula), Rudyard Kipling, John Merrick etc. De nombreux protagonistes de l’affaire « Jack the ripper » comme l’inspecteur Abberlines, le médecin Sir William Gull, le peintre Walter Sickert. Et l’évocation de certains autres tel Bluebberry, Arthur Rimbaud et surtout Corto Maltese. L’intrigue est bien ficelée : on y retrouve tous les ingredients de l’époque : sociétés secrètes, francs maçons, esoterisme, opium. Le graphisme noir et blanc de Le Hir est parfait pour restituer l’ambiance froide, noire, poisseuse de l’époque. Le seul bemol vient d'un abord un peu compliqué, notament le préambule. J’incite le lecteur à passer cet écueil car cette BD prend toute sa valeur à la relecture, tellement elle est riche. Bravo !
Terrien jleeroy, note : 3/6 "Déception" Voilà, je me suis embarqué il n'y a pas longtemps dans cette histoire. J'adore le dessin, c'est ce qui m'a séduit (le titre et la jaquette aussi). Enthousiaste sur les premières pages je me suis rapidement essouflé, écrasé sous les détails et précisions de toutes sortes. Sans cette avalanche narrative, avec quelques respirations ponctuant le récit, l'atmosphère créée par le dessin retrouverait sans doute toute son intensité...
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