
Parution
janv. 2004


© Dargaud - 2004

Note
4/6

Scénario
5/6
Dessin
3/6

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Série
terminée en France
2
album(s) paru(s) en France
2 album(s) prévu(s) en France Collection Poisson pilote |
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Nuit de l'inca (La), t.2

Au pays des incas, un simple manchot perce le mystère du soleil disparu. Une fable savamment traitée avec humour, mais sur un sujet dramatique et emprunt de philosophie.
L'histoire :
Au pays des incas, un beau jour… ou plutôt après un ultime crépuscule, le soleil ne s’est plus levé. Une nuit interminable et glaciale terrorise les habitants de l’empire inca. Selon les prêtres, le dieu Soleil réclame un sacrifice à la mesure de son mécontentement. Tout ce qu’il y a de plus beau, de plus précieux, doit être brûlé pour faire revenir le soleil. Tandis que des caravanes entières sont conduites dans l’obscurité jusqu’à Cuzco, Maki, un berger manchot, s’est réfugié dans un temple sacré et a parlé avec les esprits des ancêtres. Abasourdi par la folie qui s’est emparée de ses pairs, il redoute maintenant que les sorciers immolent les villageois. Hanté par cette idée, il erre dans les ténèbres, lorsqu’il arrive à la citée sacrée de Sacsayhuamàn, où sont perpétrés les sacrifices. Après avoir eu confirmation de ses craintes, il cherche un moyen de rencontrer l’Inca en personne pour le convaincre de l’inutilité des sacrifices…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Enfin ! Nous allons savoir pourquoi le soleil a disparu dans l’empire inca. Sur un graphisme de Franz Duchazeau (Igor et les monstres), qui demeure à la fois sobre et tourmenté, simple et efficace, ce deuxième tome clos le conte philosophique imaginé par Fabien Vehlmann (Le marquis d’Anaon, Green manor, IAN…). Alors que le premier épisode nous servait une leçon de tolérance et de fraternité, cette suite se fait plus grave, plus dramatique, en dépit de la clarté du jour retrouvé (à la fin). Vehlmann use d’une nuit métaphorique pour nourrir sa réflexion philosophique. Ainsi qu’en ce bas monde, nuit et jour se succèdent, après la vie, vient la mort. La pénombre prolongée sert à illustrer la dimension du paradoxe de l’existence. Pourquoi la vie doit-elle continuer pour autrui lorsque l’on se sait condamné ? A quoi bon vivre, puisqu’il faut mourir ? Pourtant traitée avec humour et légèreté, la réflexion nous laisse diablement pensifs…

Les avis des terriens

Terrien joseph, note : 6/6 "Une réussite" La nuit de l'Inca est une réussite indéniable à mon humble avis. La question n'est pas de choisir entre vivre ou mourir mais d'accepter la mort comme suite naturelle de la vie, condition sine qua non de la bonne marche du monde. Ce monde forme un tout où chacun a sa place, fait son temps et donc accepte sa condition humaine. Nous ne sommes que de passage, individus n'existant qu'au regard d'une communauté que nous devons nous efforcer de servir et qui nous dépasse. Philosophique ? Oui et difficilement compréhensible à nos mentalités occidentales...
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