
Parution
juin 2009


© Dargaud - 2009

Note
3/6

Scénario
3/6
Dessin
3/6

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Série
terminée en France
1
album(s) paru(s) en France
1 album(s) prévu(s) en France |
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Summer of the 80's

Cet été, Arte vous offre une rétro du meilleur des années 80. Vous savez, ces années où le Mur est tombé et où l'on jouait du synthé ! Dix-sept auteurs vous en offrent le programme : mémorable, en prévision...
L'histoire :
Le retour de Popaul, par Emile Bravo. Connaissez-vous Popaul ? Un personnage des 80’s. Bien sur lui, la pipe à la bouche – eh oui, à l’époque, Lucky Luke fumait aussi ! – confortablement installé sur son fauteuil, il faisait le programme. Et il était beau et copieux en ces années : Jeanne Mas faisait ses débuts punk, Goldman confirmait, la compagnie créole ouvrait le bal (masqué !), Platini menait l’équipe, Maradona brillait et marquait (de la main), etc. Et la bande dessinée était alors dans son adolescence… Vade retro, par Jean -C. Denis. Il est déjà tard mais l’on sonne à la porte. Luc se relève en grognant. Qui cela peut-il être ? C’est le couple de nouveaux voisins. Habillés « disco », ils font le tour de la cage d’escalier et invitent ceux qui le souhaitent à venir faire la fête en leur compagnie. Sans rien promettre, Luc les remercie et referme la porte. Sa compagne est réveillée. Elle est partante pour aller danser. Luc lui rechigne. Quand la musique commence à retentir, il s’empare d’une masse et fracasse le mur derrière le lit. Des plombes qu’il en rêvait. L’occasion était belle – les basses couvrant le bruit de la masse. La pièce d’à côté est condamnée depuis des années. Maintenant rouverte, elle livre ses secrets : un costume plutôt classe, une montagne d’argent liquide et… une arme de poing. De peur d’y passer, Luc referme le mur… Psychose, par Drouin et Clavery. Attaché sur le divan du psychiatre, le patient commence son récit. Un vrai cauchemar. Les 80’s, quel délire !...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Que faisiez-vous dans les années 80 ? Etiez-vous seulement nés ? Pour la plupart sans doute. Sachez en tout cas que cet été 2009, Arte diffuse tous les mardis et jeudis du 7 juillet au 25 août une rétro du meilleur des 80’s. des années politiques, bien sûr (car après tout, la décennie se termine par la chute du Mur), sociales mais surtout festives ! Artistes, documentaires, concerts divers, etc. Cet album, dirigé par Serge Clerc et édité par Dargaud (et donc Arte), vous en offre un programme : Serge Clerc ouvre le bal sur un mode journalistique débridé et seize auteurs lui emboîtent le pas. Selon l’âge auquel ils ont traversé les 80’s, tous posent un regard différent, plus ou moins « biaisé » (personnel) de ces années. Prenez par exemple l’aventure gothique – « post-moderm » comme ils disent – comptée par Catel et Paringaux : elle laisse un goût doux amer. On aurait signé volontiers ! Avec Nine Antico, c’est la rétro mode totalement dépassée, jusqu’au prochain relooking ! Car après tout, la mode, ça va et vient… A Cattelain et Dabitch : « ils – nos grands hommes d’aujourd’hui – faisaient quoi quand, pour l’exemple, Tchernobyl explosait ? ». A Alfred et Chauvel, le regard le plus noir sur les débuts d’un libéralisme liberticide ; le pendant communiste est traité par Gawronkiewicz et Janusz. Le visuel le plus probant, c’est Wimberly et Abel qui le réussissent. Et l’on finit par rendre les armes, en compagnie de la chronique d’une défaite annoncée par Bouzard. Quelques autres ont été oubliés (Denis, Bravo…). Mais, en résumé, sur un mode décalé, humoristique ou grave, chacun vous invite à revisiter les 80’s cet été. Renfilez vos épaulettes, la frange qui va bien et le synthé au bout des doigts : toute une époque...

Les avis des terriens

Terrien Hilal, note : 2/6 "Un coup dans l\'eau !!!" Quelques noms connus dans ce recueil, mais au final une grosse déception. Pour une génération de trentenaires tels que moi, les années 1980 furent celles de beaucoup de choses : certains dessins animés, des chansons, l'éveil à la sexualité, de nouveaux codes vestimentaires, etc. Je ne sais pas trop l'âge de la plupart des auteurs, mais on n'a pas forcément vécu les mêmes choses, ce qui est normal. Ce qui me gêne, plus que la disparité des références, c'est le manque de "peps" de ces évocations. Certains, comme Serge Clerc, déversent une sorte de logorrhée de références musicales parfois inconnues, d'autres inventent une intrigue sans aucun ressort. Bon, il y a quand même des récits sympathiques, comme celui de Bouzard ou la page introductive d'Emile Bravo avec l'Oncle Paul, mais tout le reste sonne désespérément creux. Une indigence probablement due à des délais courts pour la réalisation des planches et au manque d'inspiration des auteurs. Un coup dans l'eau...
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