
Parution
août 2006


© Emmanuel Proust Editions - 2006

Note
4/6

Scénario
4/6
Dessin
4/6

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Série
en cours en France
2
album(s) paru(s) en France
3 album(s) prévu(s) en France Collection Trilogies |
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La mort du père Tengiz, t.1

A la mort du roi son père, Tengiz le poète est choisi par le clergé pour lui succéder précipitant la révolte armée de ses frères. Premier volet d'une épopée des steppes à la fois épique et fantastique.
L'histoire :
Au cœur des steppes d’Asie centrale, la capitale du royaume des Trois Contrées est assiégée. L’armée du maudit Turghul menace la ville basse d’Enul et, en cela, les fondations même de la dynastie du dragon à la toison de feu. Le roi Kamachak décide alors une sortie afin de repousser les conquérants Ilkhans. La bataille s’engage, sans merci. Malheureusement de guerre lasse, il est atteint d’une flèche empoisonnée tirée par son ennemi juré. Au crépuscule de sa vie, le souverain dicte à son scribe ses dernières vérités puis il rend l’âme. Le grand prêtre Balkhan choisit le prince Tengiz, au détriment de ses frères aînés, pour succéder à son père et brandir le kukri. Depuis son plus jeune âge, il a été initié en secret ; seule sa sagesse mettra un terme au cycle de la violence. De fait, ceint du diadème, le prince s’élance hors des murs de la citadelle vers ses frères commandants l’armée finalement victorieuse. A leurs yeux, le choix d’un roi poète ignorant des armes est une insulte. Par respect pour la dépouille encore chaude de feu leur père, ils quittent sans rixe le champ de bataille à la tête des soldats. Tengiz reste seul. Il ne devra compter que sur quelques fidèles. La sagesse vient de remporter une première bataille mais à quel prix, celui d’un roi esseulé et d’une guerre fratricide à venir…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Tengiz, c’est le nom du plus grand gisement pétrolier au monde en exploitation au Kazakhstan. Le « kukri » est un célèbre couteau népalais, arme régimentaire et héraldique des combattants de Gurkha (peuple dont l’origine sainte remonte au VIIIe siècle). Pourquoi ces explications ? Parce qu’une bande dessinée scénarisée par Tarek, si divertissante qu’elle soit, n’est jamais gratuite. L’auteur aime les personnages, réels ou imaginaires, il aime offrir à ses lecteurs plus qu’un loisir : une découverte. Pour sa 4e contribution à l’excellente collection Trilogies, il signe en compagnie de son ami Aurélien Morinière, une fresque historico-fantastique belle et dépaysante. Le cadre : les sommets himalayens. La trame : « Au commencement, il y avait un roi poète et une vaste terre où vivaient en harmonie des peuples différents. Hélas, la paix était une nouvelle fois menacée par des nomades [les éternelles invasions barbares] croyant à une bien funeste prophétie : un descendant de Güldomir le Borgne sera empereur cent et un jours… ». Une énième série d’Héroïc-Fantasy ? Point du tout. En fait, au terme d’un épisode d’exposition complexe car riche et animé (comme le sont nécessairement toutes les périodes de troubles et de révolutions), l’ensemble paraît encore se chercher. Les férus de 9e art penseront au Vent des dieux ; certaines scènes de batailles titanesques rappellent celles des Chroniques de la Lune noire ; enfin, la figure clé du mage capable de magie (blanche ou noire) surpuissante évoque le sage Merlin aux côtés d’Arthur. Bref, le récit singulier réclame toute votre attention. Car les nombreux protagonistes aux noms et faciès exotiques s’entremêlent aisément. Le trait d’Aurélien Morinière fin et esthétique pâtit en revanche d’une colorisation mâtinée « or », même si crépusculaire à souhait. En Orient, la vie forme un cycle, la liberté de l’homme est contrainte par sa destinée. Tout est déjà écrit. Reste à Tengiz à en triompher pour confirmer.

Les avis des terriens

Terrien Emmanuel, note : 5/6 "Un dessinateur en devenir..." Des combats acharnés se déroulent devant le palais de la capitale des Trois Contrées. Le Roi : Tengiz Le Poète va mourir. Mais avant cela il dicte ses mémoires afin de passer à la postérité ! Voici ce que l'on retrouve dans cette aventure : des batailles sanglantes comme celle dans la vallée de l'Oxus, des chamans (Balkhan), des sociétés secrètes et de multiples trahisons ! Bref, tout ce que je recherche dans une bande-dessinée. Rappellons tout de même que le scénariste Tarek est talentueux et très cultivé et cela se retrouve dans cette série. C'est peut-être dû au fait qu'il avait pour voisin durant son enfance un certain Jean Giraud. Bref, Tarek a plus d'une vingtaine de séries à son actif dont l'excellent Sir Arthur Benton. Aurélien Morinière, le dessinateur, constitue la seconde partie du binôme déja constitué pour plusieurs albums : Les trois petits cochons, Demon Yak... Morinière est vraiment doué, son dessin est précis, net, très méticuleux. Pour preuve les nombreux détails apportés dans les décors (page 48) et l'aspect presque réel des costumes (page 6 par exemple) me font penser au travail d'un styliste ! Unique bémol : les couleurs...
Aurélien Morinière est sans aucun doute un futur Grand dessinateur, pour preuve l'application qu'il donne à son travail y compris durant les séances de dédicaces durant lesquelles il réalise de magnifiques dessins. J'attends donc le 3e et dernier opus de cette série avec la plus grande impatience ! Pour terminer, Mention spéciale à la Maison d'Edition Emmanuel Proust trop méconnue à mon goût et à son intéressante collection "Trilogies" qui permet d'avoir des histoires complètes en trois Tomes.
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