
Parution
mars 2005


© Dargaud - 2005

Note
5/6

Scénario
5/6
Dessin
5/6

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Série
en cours en France
4
album(s) paru(s) en France
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Century club W.E.S.T., t.2

L'étau se ressert autour du sénateur Charles Lennox, depuis que son fils s'est trouvé directement impliqué dans une affaire d'empoisonnement collectif. Une totale réussite graphique et scénaristique !
 L'histoire de la série
La WEST (pour Weird Enforcement Special Team), est une équipe de 4 agents très spéciaux, au service direct du président Roosevelt (tout début du XXe siècle). Dirigés par Morton Chapel, un élégant rustre aux méthodes expéditives, ils disposent d’un certain nombre de passe-droits pour résoudre les affaires paranormales auxquels ils sont confrontés, en général par le biais d’interventions musclées…
L'histoire :
Au début du XXe, à New York, une vague de suicides et de meurtres touche l’élite de la nation. Dawson, un haut capitaine d’industrie, tue sa femme et sa servante avant de s’enfoncer le canon de son fusil dans la bouche. Un membre du haut clergé est retrouvé totalement mutilé, baignant dans son sang… Une cellule indépendante est chargée de l’enquête. Elle est menée par Chapel Morton, grande gueule efficace lorsqu’il s’agit de traiter ce genre d’affaires délicates. Rapidement, Chapel se rend compte que le sénateur Charles Lennox, un ami proche de Dawson, est mêlé d’une façon ou d’une autre à ces morts violentes. Il apprend aussi que le sénateur fait parti d’une association secrète appelée Club Century, réunissant les 100 personnes les plus influentes des USA. Pour entrer dans ce cercle de privilégiés, chacune d’entres elles doit signer un pacte avec un personnage étrange : le pouvoir contre leur âme ! Quelques temps plus tard, Timmy, le fils de Charles Lennox, verse un poison dans la soupe populaire qui fait plus de 100 morts. Mais il semble avoir agi sous influence. Lors de son interrogatoire, il apparaît évident aux enquêteurs qu’il ne se possède plus, comme s’il avait vendu son âme au diable !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Excellente série aux confins du monde réel que ce W.E.S.T. ! Dans une ambiance de western urbain, les scénaristes Xavier Dorison et Fabien Nury mènent leur barque d’une main sûre, et donnent à chaque instant, le sentiment de savoir exactement où ils vont. Ils font notamment bien attention, à partir d’une idée surnaturelle de départ, à développer leur enquête de façon très rationnelle. Les scènes s’enchaînent avec fluidité et nous rapproche pr des éléments on ne peut plus rationnels de la fin. Les auteurs ne nous auront pas fait lambiner, puisque ce tome clôt déjà le premier cycle, en deux albums au rythme trépidant. La partie graphique de W.E.S.T. est sans doute la plus remarquable. Le trait élégant de Rossi (Tirésias, La gloire d’Héra) est totalement transformé par sa superbe mise en couleur. Dans des tons jaunes orangés, à l’image des couvertures, il nous plonge dans une atmosphère sèche et brûlante, à l’image des rues poussiéreuses du New York de l’époque. A admirer particulièrement, la double planche 36-37, illustrant une vue en plongée des personnages principaux autour d’une carte, en train de préparer leur plan d’attaque final… Superbe !

Les avis des terriens

Terrien Stéphane, note : 5/6 "Wild wild west" La couverture est assez trompeuse. Tout porte à croire que l'on se trouve dans une BD de western, style Sergio Leone ou John Wayne, mais que nenni ! A l'image des mystère de l'ouest, le concept de West innove et entremêle habilement deux genres : le fantastique et le policier très moderne. Le trait est efficace, les couleurs chaudes et les personnages extrêmement bien aboutis. Finis les visages qui ne ressemblent à rien où l'on ne reconnait même pas la mère de son fils ! Là, vous avez de la haute définition. L'histoire est intriguante et dès le premier tome, accroche le lecteur. Evidemment, l'auteur a été également bien inspiré de mettre le rebondissement sur la dernière page. On reste sur sa faim et on attend la suite avec impatience... Cette gestion du suspens rappelle aussi la méthode des séries américaines à la mode en ce moment (24h, Alias, etc...)
Terrien Jean-Sébastien, note : 5/6 "ROSSI + DORISON + NURY = W.E.S.T. !" On attend toujours beaucoup de l'association de 2 auteurs talentueux sur un scénario. Et il faut avouer que le 1er tome de W.E.S.T. ne nous avait pas du tout déçu, bien au contraire ! Avec à la manette des auteurs aussi talentueux que Xavier Dorison (Le Troisième Testament, Sanctuaire) et Fabien Nury (Je suis Légion) le risque était pourtant présent d'une BD commerciale portée par leur seul nom. Il n'en est rien, seul leur talent porte cette série ! Ils nous entrainent dans un western-polar fantastique se déroulant qui plus est à une période charnière de l’histoire des Etats-Unis : la conquête du territoire. Une fois celle-ci achevée, les nouvelles frontières deviennent politiques. L’idée de régner sur un tel pays attise les convoitises. Dans ce contexte, Morton Chapel et ses hommes apparaissent totalement décalés par rapport à l’évolution si rapide de la société, mais leurs méthodes héritées de ces expériences acquises dans le grand Ouest sont leurs principaux atouts. Ce 2e album, qui clôt le 1er cycle de W.E.S.T. (le 2e dyptique étant également fini, tomes 3 et 4) est tout aussi captivant que le 1er, sinon plus. Les zones d’ombres volontairement masquées dans la Chute de Babylone sont mises en lumière très efficacement. Le côté fantastique trouve une explication ésotérique (encore, me diriez-vous ? Et oui, c'est à la mode, mais quand c'est bien mené...) qui permet au récit de rester ancré dans le réalisme. Le rythme endiablé et dynamique fait la part belle à l’action. Le 1er album vantait les capacités exceptionnelles des héros, le 2e les voit les mettre à l'oeuvre. On peut être gêné par ce côté "super-héros", mais la série est, je l'espère, loin d'être finie et les auteurs ont encore besoin de tous leurs protagonistes. L'association Rossi/Dorisson/Nury est un coup gagnant. Rossi, déjà habitué au style western (Jim Cutlass), n’a aucune difficulté avec cette période de transition de ce pays, entre ces deux mondes, entre une époque de cow-boys révolue(s?) et une société qui se modernise. Son trait évolue pour gagner en finesse, il est aussi à l’aise avec les personnages que les décors extérieurs. Il n'y a qu'à voir les vues de Washington ou de New York (très réalistes). La fin du 1er dyptique confirme les très bonnes impressions du 1er tome et permet à W.E.S.T. de trouver sa place dans les bédéthèques. Reste à savoir ce que donne le second cycle, en apprend-on plus, les personnages sont-ils toujours à leurs (mêmes) places... A SUIVRE !
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