Aya de Yopougon, t.3
L'élection de Miss Yopougon approche à grand pas, tandis que les familles s'entredéchirent. Des thèmes sérieux et légers pour un titre indispensable !
L'histoire :
Arrive enfin le jour de l’élection de Miss Yopougon. Les problèmes pour les candidates sont nombreux, ainsi elles doivent d’abord passer chez Sidiki, le tailleur du village débordé. Une queue monstrueuse s’agglutine devant son étoffe. Innocent, le coiffeur lave et coupe les cheveux de ses clientes, sur un rythme d’enfer. Chez Aya, un véritable remue-ménage a lieu : la secrétaire de son père a été licenciée, faute d’une décision de son grand patron, Bonaventure Sissoko. Elle est venue accompagnée de deux enfants, qu’elle dit être ceux d’Ignace. Evidemment, la réaction de Fanta, sa femme, ne se fait pas attendre. Celle-ci s’éclipse pendant que les deux enfants jouent les siens. Les disputes se multiplient au sein de la maison. La bonne Félicité fond en larmes de peur qu’on la renvoie dans son village. La fin de la journée arrive vite et l’élection va bientôt avoir lieue. Albert, le frère d’Adjoua, se rend de nouveau sur la place du marché et retrouve Innocent. Ce dernier est travesti en femme, afin que ceux-ci puissent passer un peu de temps ensemble. La cérémonie débute enfin, ponctuée de nombreuses surprises…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Voici enfin notre livraison annuelle d’Aya de Yopougon. Comme à l’accoutumée, l’attente n’aura pas été vaine. Le précédent tome nous avait laissé sur un coup de théâtre énorme : Jeanne ramenait ses enfants chez Ignace, afin de d’annoncer la vérité à toute sa famille. L’histoire reprend bien évidemment ce thème et le développe tout au long de cet épisode. Bien évidemment, celui-ci n’est pas le seul mis en place par la scénariste Marguerite Abouet. Nous retrouvons ainsi l’impact de l’homosexualité sur la société ivoirienne des années 70, ou encore les mariages forcés ou arrangés. Toutes ces thématiques sont animées avec tact et subtilité, l’humour qui y est injecté en fait un résultat fort agréable, émouvant même par moment. Les dessins de Clément Oubrerie semblent plus constants que sur les précédents tomes, se jouant de cadrages plus osés mais aussi d’une palette de couleurs toujours en phase avec le décorum de la série. A signaler que l’auteur a une actualité pour le moins chargée cette année, puisque celui-ci s’est occupé de la partie visuelle de la série animée Moot-Moot d’Eric et Ramzy ! On s’attache de plus en plus à cette série originale et à ses personnages, ce qui nous fait dire que l’attente sera longue pour le tome suivant…
Les avis des terriens Terrien robalette, note : 6/6 "ces livres sont fanstatiques" Les livres de Marguerite Abouet sont complètement déments. Ils m'ont plu et je les ai adoptés dans ma classe et dans mon école. Toutes les filles le lisent, ils sont trop merveillleux, merci beaucoup madame Marguerite !
Terrien Anastasie, note : 5/6 "Aya ... de yopougon" Une BD formidable sur l'Afrique, qui montre une fraîcheur et une gaitée sans pareille ! A travers des jeunes filles et plusieurs familles, on suit les cheminements des uns et des autres avec humour et bonne humeur. Le travail des couleurs et des lumières est magnifique, et le texte est parsemé d'expressions et d'informations sur les coutumes en Côte d'Ivoire. Une BD qui fait du bien et qui montre enfin une Afrique vraie, jeune et pleine d'espoirs !
Terrien virginie, note : 5/6 "de la couleur" De la couleur avant toute chose : des planches colorées, des personnages hauts en couleurs, un vocabulaire haut en couleur, voila un voyage qui vaut le détour. Le lecteur est plongé dans un univers chatoyant, gai, les personnages, malgré leurs excès (avec mes yeux d'occidentale !) sont tous attachants. La jeune Adjoua qui rêve de gagner le concours de Miss ou Fanta, la mère d'Aya, délaissée par son mari. Le ryhtme africain est reproduit par l'installation de la sono pour la soirée des Miss, pas d'électricien dispo, pas d'affolement, y en a toujours trouvé arrangement !
Ça fleure bon l'AFrique...
Terrien Stéphane, note : 5/6 "La vraie Afrique" Un peu de légèreté avec Aya de Yopougon et ses images d’un quartier d’Abidjan au début des années 1980. Les paysages urbains sont très beaux et surtout révélateurs d’une tendre réalité souvent oubliée des villes africaines. Des problèmes sociologiques sont soulevés très habilement comme l’homosexualité, la polygamie, la place de la femme dans la société africaine… Les personnages très attachants sont dominés par les femmes qui font la loi dans la ville mais aussi dans les foyers.