
Parution
fév. 2008


© Delcourt - 2008

Note
5/6

Scénario
5/6
Dessin
4/6

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Série
en cours en France
10
album(s) paru(s) en France
Collection Contrebande |
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Amour et mort Walking Dead, t.4

A la tête d'un groupe de vivants perdus au milieu d'un monde de zombies, Rick doit prendre des décisions de plus en plus radicales. Un 4e tome entre drame et horreur, terriblement éprouvant...
L'histoire :
Dans l’enceinte de la prison, Dexter et Andrew, les anciens prisonniers, se sont saisis d’armes et souhaitent faire partir Rick et tous ses amis. Or des armes ont été trouvées dans une partie de la prison qui n’a pas encore été nettoyée de ses morts-vivants. C’est donc en nombre qu’arrivent les zombies… Tout le monde change alors de cible pour tirer sur ces assaillants. Durant la fusillade, Rick tire sur Dexter et le touche en pleine tête. Seul Tyreese voit ce geste intentionnel et n’est guère surpris lorsqu’il entend Rick dire qu’il a du prendre une balle perdue. Pendant ce temps, à l’extérieur de la prison, Otis revient de la ferme et demande à rentrer. Personne ne l’entend, hormis les morts-vivants qui se jettent sur lui. Heureusement, une femme tenant deux zombies en laisse avec des chaînes, vient à son secours. La situation rétablie au sein du pénitencier, les portes sont ouvertes pour Otis et la jeune femme. Andrew, totalement paniqué depuis la mort de Dexter, fuit à grandes enjambées dehors. Rick fait alors appel à des volontaires pour nettoyer la zone laissée par Dexter et Andrew…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Les morts-vivants n’ont jamais su tenir en haleine leurs fans aussi longtemps que ne le fait aujourd’hui Walking Dead. Avec ce quatrième tome, nous retrouvons notre ancien flic, Rick Grimes, dans une situation qu’il a de plus en plus de mal à contrôler. Les relations au sein du pénitencier sont tendues, les couples se faisant et se défaisant. L’arrivée de Michonne va, à ce propos, mettre le feu aux poudres. Cette partie purement amourette est vraiment réussie et ne tombe jamais dans le cliché des romans à l’eau de rose (heureusement). Les personnages sont toujours aussi bien travaillés de la part de Robert Kirkman, le scénariste, n’hésitant pas à faire de son héros un dictateur avide de sang. Essentiellement orienté entre violence et drame, le récit se permet tout de même quelques séquences humoristiques, certes un peu glauque… Notamment lorsqu’un zombie attiré par le bruit à l’intérieur du pénitencier, voit son intestin se coincer dans le poitrail ouvert d’un de ses congénères. Le sentiment d’apocalypse n’est à aucun moment absent de nos esprits et comme on s’attache forcément à quelques protagonistes, la tension est énorme. Seront-ils assaillis par les mangeurs de chairs ou par la folie humaine ? Charlie Adlard réalise une partition meilleure au fil des pages et l’on sent une réelle évolution de son travail depuis les débuts, avec un sens du cadrage quasi cinématographique. Ce titre confirme bel et bien son statut de blockbuster du genre avec un tome 4 réussi, une fois de plus…

Les avis des terriens

Terrien cédric, note : 6/6 "magnifique" Je dois avouer que je ne suis pas du tout attiré par les comics américains, mais là, j'ai pris une claque. Une histoire passionnante, un dessin bien fini et très travaillé... Que du bon. Et puis ce n'est pas du tout une histoire de zombie mais plutot une histoire de lutte et de survie de l'espèce humaine dans tous ses travers. Je recommande ++++
Terrien Nicolas, note : 4/6 "L\'intrigue va-t-elle mourir ?" Notre groupe d'aventuriers poursuit son séjour en prison et les zombis sont toujours aussi nombreux. Mais on comprend très vite que le danger le plus grand ne vient pas forcément des hordes de corps en putréfaction qui se promènent à l'extérieur mais plutôt de la noirceur qui someille en chacun. Encore une fois, nos héros se retrouvent confrontés à des choix problématiques quant à l'organisation de leur petite communauté et à leur survie : faut-il espérer de l'aide extérieure ? Est-il possible de rester civilisé dans ce milieu carcéral ? Autant de réflexions qui vont bien sûr les mener à de nouveaux drames et à de nouvelles pertes. Même s'il est intéressant de voir évoluer cette troupe hétéroclite dans l'univers de Prison Break il est indéniable que l'intrigue générale reste en suspens et que l'avancée de la narration s'en trouve ralentie. Heureusement, si le scénario de Kirkman s'enlise un peu, il reste servi par le dessin tout en ombres et lumières de Charlie Adlard qui nous fait ressentir à merveille l'oppression permanente qui règne dans ce pénitencier, refuge des probables derniers survivants de l'humanité.
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