
Parution
juin 2009


© Casterman - 2009

Note
5/6

Scénario
5/6
Dessin
4/6

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Série
terminée en France

Série terminée au Japon
1
album(s) paru(s) en France
1 album(s) paru(s) au Japon 1 album(s) prévu(s) en France Collection Ecritures |
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Zoo en hiver (Un)

En devenant l'assistant d'un célèbre mangaka, un jeune homme se pose de nombreuses questions sur ses motivations, sa famille... et l'amour. Le retour du grand Tanigushi dans une oeuvre ouvertement autobiographique.
L'histoire :
En 1966, le jeune Hamagushi travaille depuis 8 mois chez un grossiste de textile à Kyoto, mais il n’arrive pas à assouvir sa passion pour le dessin. Il saute donc le pas, par le biais de retrouvailles avec un ami de collège, et devient assistant du célèbre mangaka Kondô, à Tokyo. Il découvre un milieu qui lui était jusqu’alors inconnu, où chacun espère un jour devenir à son tour mangaka. Tout d’abord intimidé, il s’intègre peu à peu à cette petite équipe qui travaille dans l’ombre du maître Kondô. Il y a le premier assistant, Moriwaki, qui a compris qu’il resterait définitivement dans l’ombre de Kondô, mais se donne corps et âme pour le maître. Higashino travaille, elle, pour le très envié magazine Shônen Holiday, qui publie Kondô, et qui encourage chacun à lui soumettre ses propres récits. Le jeune Fujita travaille quant à lui sur sa propre histoire, en plus de la réalisation du manga. Enfin, Kikuchi, l’électron libre, ami de Kondô, travaille désormais comme illustrateur à son compte. À leur contact, Hamagushi apprend le métier d’assistant, mais également la frustration à l’annonce d’une éventuelle publication de son camarade Fujita. C’est finalement Kikushi qui le met définitivement sur les rails en lui présentant Mariko, jeune fille fragile et malade, qui deviendra sa source d’inspiration...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Nous sommes ici en présence d’une belle histoire, où se croisent des gens simples mais attachants. Un de ces récits qui, malgré le classicisme de sa narration, charme progressivement, pour nous emmener au bout du rêve de son protagoniste : Hamagushi, alias Jirô Tanigushi. Car, si cela n’est pas explicitement révélé, on suppose qu’on est bel et bien en présence d’une œuvre profondément autobiographique. On suit alors avec plaisir les tribulations de ce jeune assistant, mangaka en devenir, en proie à ses doutes sur le fondement même de son art, et sur les motivations à poursuivre une voie que même sa famille réprouve. Le récit flirte avec le « journal de bord », où même les événements les plus insignifiants – les cours de nus – sont encrés d’une profonde nostalgie. Le dessin est classique, fin, très maitrisé, et convient bien à cette histoire au sein du Japon traditionnel de la fin des années 60. On retrouve toute la pudeur, mais également le savoir-faire de Taniguchi à décrire les rapports humains. Une œuvre intimiste, personnelle, touchante, qui nous renvoie à nos classiques de la littérature. En un mot : inspiré !

Les avis des terriens

Terrien Laurent, note : 5/6 "La mélopée de la vie" Une fois encore Taniguchi nous livre une œuvre lancinante et saisissante. Tout s'y déroule dans le calme et la nonchalence et on le lit comme on écouterait une mélopèe. Mais loin d'ennuyer, cela nous fait au contraire réfléchir sur nous-même, nos choix, les sacrifices que nous sommes prêts à faire pour eux. La force de Taniguchi est encore une fois de poser une œuvre simple et douce mais avec une portée universelle. Un autre coup de maître qui n'égale pas ses chefs-d'oeuvre comme Quartier Lointain ou Le journal de mon père, mais qui s'en approche fortement.
Terrien nicolas, note : 5/6 "in the mood for Taniguchi" "Un zoo en hiver" nous retrace les premières années d'expérience d'un apprenti mangaka : Hamaguchi. Dans un Tokyo des années soixante finement retranscrit, Hamaguchi nous dévoile sa vie d'apprenti au sein d'un studio de création de mangas, ses relations avec ses collègues, ainsi que ses premiers amours. Cette oeuvre de Taniguchi, clairement autobiographique, nous plonge dans un univers de douceur, le tempo est lent, toujours égal, les cadrages fouillés et soignés à l'extrême, les personnages sont attachants et on lit cette tranche de vie dans un état de zenitude totale. A lire pour la détente de l'âme, à lire pour la douceur.
Terrien neko, note : 4/6 "Casterman massacre Taniguchi" J'ai beaucoup aimé cet album racontant les débuts de Taniguchi dans l'univers de la BD et aussi dans la bouillonnante fin des années 60 tout aussi contre culture et contestataires au Japon qu'en Europe. L'apprenti mangaka apprend la vie autant que le dessin. La peste soit sur Casterman pour avoir publié cet album dans le sens européen !
Terrien christophe, note : 4/6 "quand je serai grand, je deviendrai dessinateur" Se donner les moyens pour faire ce qu'on aime... C'est la vision que tente de nous présenter Jiro Taniguchi tout au long de ce roman graphique. Délaissant son poste dans une entreprise de textile, Hamaguchi se retrouve propulsé comme assistant d'un très célèbre mangaka, et peut vivre de sa passion : dessiner. Dans cette nouvelle ville qu'il découvre au fil des rencontres, il va vivre sa première expérience amoureuse, trouvant avec son aide l'inspiration et la confiance en soi. Ce doux parcours initiatique, bien que dépourvu de rebondissement et d'émotion forte, parvient quand même à capter le lecteur par les personnages que l'on peut y croiser. L'exubérance de certains face au retrait des autres, c'est ça la vie, et ce sont ces tranches que l'on aime retrouver chez Taniguchi.
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