parution 23 août 2012  éditeur 12 bis  Public ado / adulte  Thème Policier, Fantastique - Etrange

Les Archives secrètes de Sherlock Holmes T2

Le Club de la mort

Avec l’aide inattendue du professeur Moriarty, Sherlock Holmes démantèle le « club de la mort » qui exécute ses victimes selon les célèbres meurtres de l’Histoire d’Angleterre. Une enquête fastidieuse au possible…


Les Archives secrètes de Sherlock Holmes T2 : Le Club de la mort (0), bd chez 12 bis de Chanoinat, Marniquet, Boubette
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  • Scénario Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

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©12 bis édition 2012

L'histoire :

En 1916, sur les falaises de Douvres, alors qu’il s’apprête à traverser la Manche pour participer à la bataille de la Somme, le docteur Watson se souvient d’une enquête menée par feu son ami, le détective Sherlock Holmes, 25 ans plus tôt. Cela avait débuté lorsque deux policiers avaient découvert, près de la tour Clifford de York, un homme brulant sur un bûcher, la nuit de la Saint Sylvestre. La fille du malheureux, le banquier Aaron Winsberg, avait aussitôt requis les services du célèbre Sherlock Holmes pour diligenter une enquête. Holmes avait immédiatement déduit que ce meurtre faisait écho à une immolation de groupe antisémite, ayant eu lieu au même endroit en l’an 1190. Il avait aussi été piqué au vif par la signature de ce crime abject : un crâne rouge cerclé de noir. Quelques jours plus tard, c’était au tour de l’archevêque de Canterbury d’être trucidé à grands coups d’épée, à côté de l’autel de sa Cathédrale, par un groupe de chevaliers moyenâgeux ! Or c’est exactement ainsi que fut assassiné l’archevêque Thomas Becket en 1170. C’est Mycroft Holmes, frère de Sherlock et haut membre du MI6, qui lui révèle les détails de ce dernier meurtre, évidemment masqués au grand-public. Il révèle aussi le meurtre effroyable de Lady Radcliffe à Douvres, dont les circonstances imitaient la décapitation d’Anne Boleyn en 1536…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Le nom de Sherlock Holmes en titre est sans nul doute l’argument le plus percutant de cette série. Le célèbre détective imaginé par Conan Doyle reste en effet une valeur sûre du polar. Ici, Watson se souvient de nouveau d’une enquête qu’il n’aurait pas déjà retranscrite dans ses mémoires et pour satisfaire au rôle de biographe qu’il s’est adjugé, il nous la narre en flashback. Où l’on retrouve donc la perspicacité surréaliste et le caractère infect de Sherlock, la passivité de l’inspecteur Lestrade, le machiavélisme du professeur Moriarty, la partition ambigüe de Mycroft… et ces piliers de la mythologie holmesienne seront à peu près tout ce qu’il y aura pour contenter les fans du détective. Car là où une intrigue piquante devrait accrocher son lecteur, Philippe Chanoinat rend un patchwork mal rapiécé. Il y a bien une enquête de fonds, menée sur une mystérieuse société secrète qui tue des personnalités en reproduisant par rite des exécutions célèbres de l’Histoire. Mais celle-ci se montre une nouvelle fois lourde, très lourde, se perdant en dialogues certes soignés mais verbeux, en détours inutiles, en ellipses fatales, sans le moindre rythme… Au terme des circonvolutions interminables d’une enquête barbante, son explication finale fait pschitt, sans profondeur. Ces limites narratives sont aussi à imputer au dessin « mécanique » de Frédéric Marniquet, qui met une fois encore en scène d’interminables palabres entre des personnages figés, cadrés en buste dans 80% des cases, avec une case de décor par planche afin qu’une vue d’ensemble permette de respirer un peu. Le pire, c’est que paradoxalement, la séquence la plus accrocheuse vient de la rencontre sulfureuse Holmes-Moriarty, qui vient en contrepied avec le principe fondamental de la série voulant que ce « Napoléon du crime » puisse potentiellement n’être qu’un fantasme de cocaïnomane.

voir la fiche officielle ISBN 9782356483799