parution 04 janvier 2012  éditeur Delcourt  collection Machination
 Public ado / adulte  Thème Historique

L' Ordre du chaos T2

Machiavel

Machiavel, froid calculateur pour qui la fin justifie les moyens, est enrôlé par la confrérie des Veilleurs. Que poursuit-il, au juste : la gloire personnelle ou la quête du Bien ? Du très classique, pour un deuxième tome poussif.


L'Ordre du chaos T2 : Machiavel (0), bd chez Delcourt de Ricaume, Perez, Rocco, Checcaglini
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©Delcourt édition 2012

L'histoire :

23 mai 1498 à Florence. Le dénommé Machiavel est envoyé par erreur dans un cachot pour avoir dépouillé un marchand. C’est en fait la confrérie des Veilleurs qui a organisé cette petite supercherie. Savonarole, prédicateur et réformateur italien, nourrit un projet pour Machiavel : il doit sauver le monde en rejoignant la confrérie des Veilleurs, qui doit prendre contact avec lui au moment où il entrera dans ses nouvelles fonctions, celles de la seconde chancellerie de la République de Florence. Ce poste de diplomate doit lui permettre d’œuvrer, en fait, à un projet bien plus grand. Mais Savonarole ne lui en dit guère plus… Machiavel a été choisi pour son sens du dévouement politique. Une autre mission lui a été confiée : tout consigner dans un registre ignoré des veilleurs. Savonarole lui avait confié une dernière mission : se présenter devant lui avec un médaillon, au moment où il devait être exécuté sur le bûcher. Ce que l’oublieux Machiavel ne fit pas, occupé à des tâches plus charnelles. Sans le savoir, Machiavel a peut-être signé là son arrêt de mort, alors que lui, croit accéder aux hautes sphères du pouvoir. Et si l’auteur du Prince n’était que l’instrument d’un pouvoir supérieur, mis au service d’un projet qui le dépasse ?

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Le pitch de cette série-concept n’a pas changé : Euzébius a créé les Veilleurs pour neutraliser six Grands Rouages, dont l’engrenage fatal pourrait mener à l’apocalypse. Sa mission, viser la paix et essayer de sauver le monde en procédant ainsi : faire le Bien quand le monde est dominé par le Mal, faire le Mal quand il est dominé par le Bien, en traversant les époques, les Républiques afin de trouver les « bons » contre-rouages... En jeu : l’équilibre du monde, un rien précaire. Comme dans tout bon récit historique, ésotérico-fantastique, il est question d’un objet, le Registre, livre précieux où est consignée la mission des Veilleurs. En matière de scénario, rien que du très classique, finalement : un livre mystérieux, objet de toutes les convoitises ou manipulations ; des personnages qui, ivres de pouvoir ou soucieux de réussir leur mission, trahissent, dupent et assassinent. Fidèle à sa réputation, Machiavel se révèle ici fourbe, ambitieux ou fin stratège, mais aussi esclave d’un destin qui le dépasse, jouet de forces « machiavéliques ». Habilement, les auteurs s’immiscent dans les silences du personnage tout en restant fidèle à sa véracité historique, en n'oubliant pas de bien contextualiser les enjeux. Si l’histoire se lit sans déplaisir, elle peine néanmoins à nous séduire complètement, faute d'un traitement plus original qui abuse ici de grosses ficelles narratives (complots, mensonges, jeu de masques...). Aussi, avec ses rebondissements peu efficaces et son rythme indolent, l’histoire se perd-elle parfois dans des circonvolutions excessives, sinon loufoques. La partie graphique assurée par Bruno Rocco, académique et consciencieuse, est quant à elle adaptée au propos, l’auteur se montrant néanmoins plus à l’aise avec architectures et décors qu’avec les personnages (des proportions bizarres p. 21 notamment). Un travail solide dans l’ensemble, mais qui laisse sur sa faim, avec ce sentiment de déjà-vu. Une crainte pour la suite : comment réussir à décliner l’univers de l’Ordre du Chaos sans se répéter ?

voir la fiche officielle ISBN 9782756021331