parution 20 novembre 2013  éditeur Glénat  Public ado / adulte  Thème Humour, Politique

Monde de merde

Après Sarkozy, Aurel s'attaque au gouvernement de gauche en parodiant les deux premières années de la présidence Hollande. Une critique satirique et burlesque du pouvoir, en moult dessins de presse…


Monde de merde, bd chez Glénat de Aurel
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Glénat édition 2013

L'histoire :

La plupart des dessins ici collectés sont issus du journal Le Monde ou de Politis. Dans une première partie, on retrouve le président François Hollande gros, mou et adepte du rétro-pédalage, en proie à des doutes existentiels. Dans le deuxième chapitre, c'est le gouvernement de gauche qui est visé. On y retrouve Arnaud Montebourg en marinière « made in France », Manuel Valls en homme de droite ou encore Vincent Peillon en réformateur à la petite semaine. Rigueur, austérité ou crise sont ici personnifiées pour en découdre avec le président et ses acolytes. Chacune des réformes engagées fait l'objet d'un regard critique et satirique, en particulier sur les prestations sociales et les mesures fiscales. Dans une troisième partie, l'opposition n'est pas en reste. Et Aurel de représenter des skinheads en t-shirt roses ou des patrons fumant des cigares plus longs que leur nez. L'auteur met aussi en scène la lutte fratricide au sein de l'UMP entre ses dirigeants… et l'on a parfois l'impression que la frontière entre la caricature et le monde réel s'efface. Une dernière partie est consacrée au rayonnement de la France dans le monde, soulignant les contradictions de l'action française en Afrique ou en Syrie.

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Au début de chaque chapitre, Renaud Dely présente un point de vue critique sur les différentes interventions de nos gouvernants. A travers ses dessins de presse, Aurel utilise quant à lui plusieurs procédés plus ou moins efficaces pour évoquer l'actualité politique. Par exemple, pour souligner le manque d'envergure du président, l'auteur se réapproprie certaines formules restées célèbres dans l'Histoire, comme dans l'expression « le petit pépère des peuples » ou encore la parodie de ce poème de Niemöller : « Quand l'Allemagne a favorisé son industrie, je n'ai rien dit... » Le marasme politique est également suggéré au travers de la fiction quand Aurel se réfère à Kafka ou encore aux Dupont d'Hergé : « Les prestations sociales, on les baisse ou on les baisse ?- Je dirais même plus. ». Dans cette même tonalité burlesque, Marianne, figure allégorique de la France, devient un symbole de frustration nationale : « J'ai cru prendre une pilule de gauche... il s'est avéré que c'était un suppositoire de droite. » C'est elle qui juge encore le président « mou » en dessous de la ceinture. On retrouve çà et là d'autres formes de personnification comme l'austérité, la crise, le service publique ou les artisans comme autant de personnages entretenant des dialogues de sourds. Quelques jeux d'opposition marquent bien certains antagonismes, comme le mariage pour tous ou la répartition des impôts. Parfois même, le texte rejoint l'image quand une bulle représentant un discours toujours plus opaque sur l'intervention en Syrie finit par écraser le personnage. D'autres gags s'avèrent plus simplistes, comme ces œillets de Mélenchon qui sont comparés aux couilles du président, ou encore cette réplique : « le dimanche à Bamako c'est le jour de mitraillage. » Si ces caricatures trouvent leur force quand elles font écho à une actualité prise sur le vif, elles laissent une impression de réchauffé une fois mises bout à bout. Ce recueil dresse néanmoins un bel aperçu des contradictions de notre société. Et comme dit ce bon vieux proverbe français : « vaut mieux en rire que d'en pleurer ».

voir la fiche officielle ISBN 9782723498371