parution 01 octobre 2008  éditeur Hachette  collection Collection Blueberry
 Public ado / adulte  Thème Western

La jeunesse de Blueberry T17

Le sentier des larmes

Le jeune Blueberry flanqué d'un vieux shaman indien, cherche à retrouver un train chargé d'or. Mais le magot attire des convoitises. Fin d'un diptyque rythmé qui comblera les amateurs... uniquement.


La jeunesse de Blueberry T17 : Le sentier des larmes (0), bd chez Hachette de Corteggiani, Blanc-Dumont, Blanc-Dumont
  • Notre note Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©Hachette édition 2008

L'histoire :

C’est sur le charnier de la bataille de « Cumberland River » qu’un jeune cherokee portant l’uniforme confédéré se confie au lieutenant Blueberry et à son compagnon indien Grayson, avant d’aller rejoindre le Grand Manitou. Il leur apprend qu’il était chargé d’une mission de la plus haute importance : escorter un agent de la banque Rothschild chargé de récupérer un convoi d’or permettant de financer nordistes et confédérés. Mais le banquier est enlevé par l’étrange John Bear’s Fingers, un shaman indien à la tête d’une troupe cherokee. Blueberry (sans l’aval de sa hiérarchie) promet au guerrier mourant de poursuivre la mission. Il retrouve bientôt les ravisseurs qui se sont débarrassés du jeune financier après lui avoir extorqué sous la torture l’emplacement du convoi… De leur côté, les deux camps belligérants ont envoyé militaires et mercenaires sur les traces du vieil indien pour tenter de s’accaparer la totalité de ce trésor. Baumhoffer et ses sbires, à la solde des yankees, sont les premiers à les retrouver. Dans une mine désaffectée le combat est bref et violent, laissant dans la poussière nombre des ravisseurs. Mais le malin Bear’s Fingers et le jeune Blueberry, qui n’a plus d’autre choix que d’accompagner la bande, parviennent une nouvelle fois à s’échapper. Le puissant shaman est en effet prêt à tout pour soustraire l’or et ainsi laver l’affront subit par le peuple indien : chassés, dépossédés de leur terre, en s’emparant du magot, ils retrouveront leur fierté. Car l’argent est le nerf de toute guerre…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Pour qui a un jour ouvert une BD, le nom de Blueberry fait irrémédiablement écho. Il est comme ça des personnages qui sont tatoués définitivement dans l’inconscient collectif du 9e art. Depuis 45 ans, c’est au travers de 3 séries (Blueberry, La jeunesse de Blueberry et Marshall Blueberry) initiées par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, que le lieutenant Mike Steve Donovan pèse de tout son poids sur l’univers du western : un véritable monument. Depuis la mort de Jean-Michel Charlier, c’est François Corteggiani qui a repris le clavier pour évoquer la jeunesse du yankee. Au bout de 12 albums, le bonhomme maîtrise parfaitement le rythme de la série : fidèle de chez fidèle à une trame classique, où les méchants sont des pas gentils, où les blancs ont spolié nos copains indiens… Dans ce 17e tome (fin de diptyque), il réutilise la même huile et les mêmes œufs pour faire sa mayonnaise. Or, force est de constater qu’elle a du mal à monter. On regrette ici l’excès de classicisme, les rebondissements téléphonés et des dialogues qui sonnent creux (particulièrement lorsque les protagonistes évoquent des faits historiques : on croit les entendre réciter un dico). Au final, cette histoire ne fait guère avancer notre affaire. S’agit-il d’un épisode du passé de notre lieutenant ? Maigres sont les éclairages sur ce qu’il a été avant de devenir le célèbre militaire. Il ne faudrait pas que cette Jeunesse ne devienne un univers parallèle de la série principale… Au dessin, Michel Blanc-Dumont s’y colle depuis 8 numéros, avec la lourde responsabilité de succéder au grand Jean Giraud (il est étonnant de constater que dans la moindre interview, les dessinateurs de tout genre citent le travail du maître sur Blueberry !). Il est d’ailleurs des plus fidèles et rend une copie conforme au style du monument (même son Blueberry ressemble encore à Belmondo !). Néanmoins un peu décevant, l’opus devrait tout de même satisfaire les amateurs de western classique. D’ailleurs, faut-il en demander plus ?

ISBN 9782205058444