parution 06 mars 2014  éditeur La pastèque  Public ado / adulte  Thème Guerre, Sentimental

Eclats

Un jeune Hollandais rencontre son ex-fiancée sur la tombe de son meilleur ami, mort pendant la guerre. Première partie d'un récit de guerre trop confus et pesant pour être apprécié à sa juste valeur, jusqu'alors...


Eclats, bd chez La pastèque de de Graaf
  • Notre note Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©La pastèque édition 2014

L'histoire :

Samedi 4 mai 1946. Voici maintenant 6 ans qu'il est décédé et repose là, six pieds sous terre. Après avoir fleuri la tombe de son ami, Victor se grille une cigarette. Il repense à Chris qui aimait tant vivre et être l'objet de tous les regards. Pourquoi ce jour de mai 1940 devait-il être son dernier ? Lorsqu'ils se retrouvèrent tous, eux et leurs-compagnons d'infanterie, après que le pays ait capitulé devant l'ennemi nazi, le goût de la défaite était encore amer dans la bouche de Chris. C'est sûr, ils avaient été trahis ! Les canons avaient été sabotés, les fusils aussi. Il aurait fallu aller jusqu'à se battre à mains nues pour leur faire rendre raison à ces salauds ! (…) En quittant le cimetière, Victor croise Esther sur son chemin. Le jeune homme la pensait morte, elle aussi. C'était sa fiancée avant la guerre. Hier encore, il ne pensait plus la revoir. Apprenant la nouvelle de la mort de Chris, Esther demande à ce que Victor lui raconte toute l'histoire. S'arrêtant à nouveau devant sa tombe, Victor commence à parler, avec beaucoup de difficulté. Le traumatisme est encore profond et le secret pesant...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Lorsque le lecteur referme cette première partie de diptyque annoncé, il découvre un dossier mettant en lumière tout le travail documentaire accompli par l'auteur. Basé sur des faits réels, Erik de Graaf signe en effet un ouvrage « témoignage » sur l'entrée en guerre des Pays-Bas contre l'Allemagne nazie en 1940, ou plutôt sur leur amère défaite, rapide car trop inégale. Imaginant les regrets qu'un jeune soldat peut avoir au sortir de cette guerre, il décrit comment lui et ses ami(e)s ont vécu la menace d'une invasion, la mobilisation, l'effroi de la capitulation, puis les prémices d'une résistance (que l'on appréhenda sans doute plus avant dans la seconde partie). Le personnage de l'ex-fiancée juge très sévèrement l'attitude de ces jeunes hommes qui, à l'arrière des lignes de front, n'ont rien pu faire contre les « Boschs », ont lutté avec leurs très faibles moyens (parfois sabotés ?), puis ont fui et/ou se sont cachés. La perte de l’insouciance naturelle et populaire d'avant-guerre, la perte d'ami(e)s mort(e)s ou méconnaissables après l'épreuve, la perte d'une illusion collective nationale et la perte – peut-être plus dramatique encore – des espoirs personnels de chacun, abandonné à soi-même. Point de héros dans cette grande Histoire, mais une thématique redondante et des victimes, encore des victimes... dont le lecteur fait au final partie ? Confus jusque dans son trait figurant des personnages que l'on peine souvent à différencier, l'intrigue ne décolle pas. L'atmosphère est certes réussie mais, trop lourde et pesante, trop lente surtout, elle pèche par une monotonie de ton et d'expressions. Bref, la véracité des faits n'est parfois pas suffisante pour faire une bonne fiction. Le revirement de l'attitude passive de Victor en toute fin est-il signe d'espoir ?A suivre...

voir la fiche officielle ISBN 9782923841175