parution 01 juillet 2006  éditeur Les Humanoïdes Associés  Public ado / adulte  Thème Mondes décalés, Aventure - Action

La lande des aviateurs T1

Ceux qui restent

Un « épigrammiste » s'échoue sur un morceau de lande flottant dans le ciel. Recueilli par une gardienne de phare, il sera confronté avec son pire ennemi. Étonnants débuts d'une aventure de fantasy prometteuse...


La lande des aviateurs T1 : Ceux qui restent (0), bd chez Les Humanoïdes Associés de Bilotta, Di Giandomenico, Studio KMzero
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Les Humanoïdes Associés édition 2006

L'histoire :

Quelques morceaux de terres flottant dans le vide du ciel, à la manière dont sont parfois perdues les îles au milieu de l’océan… Ainsi se présente la lande des aviateurs, sur laquelle vit une petite communauté d’hommes et de femmes, tous des aventuriers du ciel. Les premiers partent à l’aventure, à la recherche d’autres landes flottantes, souvent pour ne jamais revenir… D’autres partent chassent, à l’aide de larges filets tendus entre deux avions pour récolter des nuées d’oiseaux… Ce jour là, par grand vent, les aviateurs évitent le pire : un monoplace inconnu en perdition, fumant et brûlant, se précipite tout droit dans les filets et s’écrase finalement à quelques mètres du phare de Lampara. L’homme qui s’en extirpe est hirsute et dément. Effrayée, Lampara lui tire dessus, avant de s’apercevoir que l’homme a des épigrammes de tatoués sur les membres. Elle court aussitôt quérir de l’aide au village. Pendant ce temps, l’avion de luxe du Baron Garbo, un ancien as de l’aviation reconverti dans les réceptions mondaines, est attaqué par un petit coucou pirate. Mais les 3 crapules qui montent à bord ne s’attendent pas à tomber sur un banquet d’aristocrates cannibales…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Alessandro Bilotta et Carmine Di Giandomenico se sont déjà fait remarqués cette année en publiant le premier tome d’un diptyque prometteur, Romano (chez Vent d’Ouest). Après cette chronique sociale dans la Rome néoréaliste de l’après-guerre, ils exercent à présent leur talent dans un tout autre registre, peut-être encore plus convaincant. La lande des aviateurs se présente comme une aventure de fantasy savamment orchestrée, s’appuyant sur un univers imaginaire à la fois cohérent, original et visuellement très maîtrisé. Cet épisode d’exposition nous présente une petite communauté similaire à celles que l’ont peut trouver dans les ports de pêche : le quotidien s’y déroule de manière aussi austère, les destins y sont tout aussi tourmentés. Des idées insolites viennent alors se greffer sur ce canevas romantique et épique : des morceaux de terres arrimés les uns aux autres flottent dans le vide ; un équipage d’aristocrates anthropophages ; des « épigrammistes » lancent des bouteilles contenant des messages dans le ciel ; le destin commun de cette civilisation à part est de réunir toutes les landes en une seule fratrie. La narration s’affranchit le plus possible des dialogues, s’appuyant sur la puissance visuelle de planches entièrement dénuées de phylactères. En ce sens, le style graphique de Di Giandomenico s’avère un atout majeur. A l’aide d’un sacré coup de crayon, il livre des cadrages savants, saisissant souvent le mouvement dans des cases hallucinantes (Lampara, en bas de p.11 !), le tout rehaussé par la colorisation experte du Studio KM Zéro (la bande à Cosimo Lorenzo Pancini). Pas de doute, cette école transalpine fait souffler un vent de fraîcheur sur le 9e art francophone…

voir la fiche officielle ISBN 9782731617511