Dick Turpin, bd chez Mosquito de Vianello ©Mosquito édition 2013

Dick Turpin

Dick Turpin est un bandit malin et habile… donc activement recherché. Un récit d’aventure sans aventure, qui ne vaut que pour son dessin, qui rappellera des souvenirs aux amateurs d’Hugo Pratt…

L'histoire : En 1736, en Angleterre, un bandit commence à faire parler de lui : le voleur masqué Dick Turpin. Ses cheveux longs, son humour et son intelligence, le font connaître de tout Londres et les nobles craignent son intervention. Sa tête est d’ailleurs mise à prix. Dans la forêt d’Epping, Dick arrête les diligences des plus fortunées pour prendre tous leurs biens : argent, bijoux et titres. A l’auberge, Dick revoit son ami Crafty, un rustre violent mais bien informé. Il charge Dick d’un nouveau coup : arrêter le capitaine Hamilton qui transporte un coffre d’or. Dick Turpin n’hésite pas et se charge de la prise. Après avoir récupéré l’or, avec panache et bravade, Dick rentre tranquillement chez lui. Pourtant, ce coup a fait beaucoup de remous dans les hautes instances : le capitaine est un homme d’influence qui fait tout pour retrouver Dick et lui faire payer ses méfaits.

Ce qu'on en pense sur la planète BD :  Dick Turpin a vraiment existé, bandit de grand chemin au XVIIIème siècle. Le personnage est au départ spécialisé dans le braconnage, puis il s’illustre en collectionnant les attaques et les vols. La légende en a fait une sorte de Robin des Bois anglais au grand cœur et au courage hors norme, oubliant qu’il ne faisait pas ses actions seul et qu’il a dû parfois tuer ses victimes… Mosquito lui consacre un album assez court. L’auteur Italien Lele Vianello offre un dessin en noir et blanc assez réussi. En hommage à Hugo Pratt (qu’il a assisté sur ses derniers albums), Vianello a le mérite de ressusciter le style si caractéristique de Pratt : visages anguleux, yeux petits et malicieux, paysages venteux… C’est surtout dans le noir et blanc que la ressemblance est troublante : l’auteur joue sur les contrastes et imite à merveille les touches évanescentes du maître italien. Malheureusement, la ressemblance s’arrête là. Le récit est loin d’avoir la force du célèbre créateur de Corto Maltese, même dans ses œuvres « mineures » sur des épisodes comme Sergent Kirk ou Jesuit Joe. Le scénario est en effet très mince et l’album divisé en plusieurs mini épisodes, se contente d’enchaîner les évènements sans aucune passion ni souffle d’aventure. On suit ainsi les exactions de Dick et le tout devient vite répétitif, d’attaques de diligence en cachettes improvisées. Même la figure de Dick manque de charisme et de profondeur. Seul son humour séduit les femmes mais aura du mal à faire fondre le lecteur. Les dialogues sont également vides de substance et assez affligeants. On se demande du coup l’intérêt d’une telle œuvre : louer la « beauté » du mal qui joue au petit voleur de grand chemin ? Rendre hommage au style et à l’univers d’Hugo Pratt ? Imiter les récits d’aventure à la Walter Scott ? Sans âme, Dick Turpin devient un bandit puéril et futile. Un récit bien pauvre… mais où est Dick Turpin ?

  • scénar dessin


21 février 2013



Pour être alerté par email dès la publication d'une chronique dans cette série,
saisissez  et



prix 13.00-5% = 12.35

sur


Dick Turpin, bd chez Mosquito de Vianello ©Mosquito édition 2013

20 février 2013

Mosquito

voir la fiche officielle

9782709642545

ado / adulte

Historique

scénariste
dessinateur
 

Dick Turpin série terminée en France
1 album paru, 1 prévu