parution 12 octobre 2016  éditeur Sandawe  Public ado / adulte  Thème Historique

Oliver et Peter T1

la mère de tous les maux

Dans le Londres victorien, le jeune Oliver Twist soigne un certain Peter Pan et l’aide à retrouver Wendy. Mise en place soignée (en couleurs directes !) d’un cross-over astucieux entre les univers de Dickens et de Barrie.


 Oliver et Peter T1 : la mère de tous les maux (0), bd chez Sandawe de Pelaez, di Felice, Daniel
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Yellow Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Sandawe édition 2016

L'histoire :

En décembre 1904, tandis qu’il assiste à une représentation théâtrale londonienne du Peter Pan de James Matthew Barrie, un spectateur aux cheveux blonds bouclés est ému aux larmes. Il quitte la salle avant la fin et réclame de pouvoir rencontrer l’auteur. Il se débrouille pour trouver sa loge et se présente à lui. Or a peine a t-il croisé son regard, que les deux hommes se reconnaissent : le spectateur s’appelle Oliver Twist, l’auteur n’est autre que Peter Pan lui-même. Oliver comprend que Crochet a donc réussi à bloquer son ami dans le monde réel, ce qui l’a obligé à vieillir comme lui. Il se souvient de leur première rencontre en 1888. Lui, gamin désœuvré sous la coupe d’un bandit appelé Fagin, fuyait alors la police pour un larcin qu’il n’avait même pas commis. Au terme d’une fuite éperdue, il s’était caché derrière les planches d’une impasse. Et lorsque ses poursuivants étaient passés, il avait aperçu Peter inanimé, tout droit arrivé de son lointain monde, dans sa tenue de feuillage. Il l’avait amené auprès de Fagin et le gamin était revenu à lui. Celui qui disait s’appeler Peter Pan s’était mis à raconter des aventures fantastiques contre le capitaine manchot d’un navire pirate, appelé Crochet. Il disait aussi savoir voler…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

A l’origine de Peter et Oliver, se trouve le désir du scénariste Philippe Pelaez de marier les deux figures littéraires fortes du XIXème siècle victorien que sont Peter Pan et Oliver Twist. Mais aussi l’excitation de défricher (à son tour, après régis Loisel) la facette la plus obscure de l’œuvre de James Matthew Barrie : l’absence de la mère. Or quand bien même les deux enfants n’appartiennent pas exactement au même registre romantique – la chronique sociale pour Dickens, le conte fantastique pour Barrie – il faut avouer que le cross-over fonctionne plutôt pas mal et fait sens, pour le moment. D’autant qu’un troisième paramètre de cross-over entre en jeu, qui assimile le capitaine Crochet au fameux Jack l’éventreur. Toute cohérente soit-elle, cette dimension empêche toutefois de pouvoir recommander cette série aux enfants. Financée en crowdfunding par les éditions Sandawe, l’œuvre complète est prévue en 3 tomes. Elle bénéficie surtout d’un splendide travail graphique réaliste en couleurs directes, co-réalisé par Cinzia Di Felicia (crayonnés) et Florent Daniel (couleurs). Ici, rien n’est laissé au hasard : les décors sont chiadés, les costumes tout aussi soignés, les personnages expressifs, le découpage dynamique et les cadrages profonds fonctionnent à merveille… Nul doute qu’après un premier tome pareil, les édinautes seront encore nombreux à financer les deux tomes à venir. On se réjouit donc de pouvoir prochainement découvrir où les auteurs veulent nous emmener…