parution 25 janvier 2012  éditeur Soleil  Public ado / adulte  Thème Science - fiction

Kookaburra universe T15

Casus belli (Terra Incognita)

Antépénultième tome de la série, ce premier épisode du diptyque narrant la genèse de la guerre entre amazones et terriens vaut surtout par son sujet, au détriment du plaisir littéral et graphique.


 Kookaburra universe T15 : Casus belli (Terra Incognita) (0), bd chez Soleil de Gaudin, Damour, Alquier
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Soleil édition 2012

L'histoire :

Le vaisseau gros porteur Hispañola aborde les mondes amazones avec, à son bord, le corps missionnaire terrien chargé d’établir les premiers contacts avec les différents peuples amazones. Mais la véritable mission des militaires, dispatchés en petits groupes non armés, est de recenser, inventorier et identifier tout ce qui pourrait expliquer la survivance d’un peuple apparemment dénué de toute technologie. Malgré l’opposition du scientifique Neary, le colonel féminin Cortès débarque avec la ferme intention de coloniser les peuples amazones. Elle découvre, ébahie, le sanctuaire qui unit toutes les amazones, de quelque planète qu’elles soient. Il est le siège de la justice amazone. Elle apprend aussi l’étrange destinée de celle qui est vouée à être leur juge suprême. Cortès en déduit immédiatement qu'elle est leur point faible, et fait en sorte de pouvoir la rencontrer, en forçant le champs de force protecteur du sanctuaire. Elle mande pour cela le major Kawalski, Stevenson et Jonas pour violer le sanctuaire et prendre contact avec la juge. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Seule l’intervention conjuguée de Stevenson et Jonas permettent d’éviter le pire. Néanmoins, la juge suprême a été souillée, le sanctuaire a été violée par les terriens, et Stevenson et Jonas sont des traîtres aux yeux des leurs. Les deux fugitifs, accompagnés de leur hôte de fortune, parviennent à fuir en navette jusqu’à l’Hispañola, où ils y retrouvent Neary. Mais Stevenson réserve bien des surprises à ses deux acolytes…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Ce quinzième tome de KU, série spin-off de Kookaburra, est la première partie d’un diptyque traitant des origines de la guerre séculaire opposant Amazones et terriens. En cela, cet opus porte bien son nom, puisque la locution latine « Casus belli » signifie littéralement « cause de la guerre ». Casus belli est l’antépénultième tome et le suivant, qui devrait suivre de près, clôturera donc la série dérivée du maintenant célèbre space opéra. Pour l’occasion, Nicolas Mitric a confié les rênes à deux nouveaux venus dans l’univers Kooka : un novice au scénario dans le domaine de la SF, Rémi Guerin, et un aguerri dans le dessin, Damour. Sans oublier Fabien Alquier aux couleurs, lui aussi nouveau sur la série. L’intrigue est menée de main de maître par Guérin, qui fait preuve de grande dextérité pour nous maintenir en haleine tout au long du récit. Les surprises sont nombreuses et agrémentent efficacement une histoire à multiples rebondissements et retournements de situations. Certaines séquences empruntent certes des voies quelque peu simplistes. Le style graphique de Damour, quant à lui, a toujours autant de personnalité et de caractère, notamment dans ses personnages. Il s’adapte cependant assez mal au « style Kookaburra », se rapprochant plus du manga d'heroïc-fantasy. En outre, ses dessins dans leur colorisation manquent de luminosité, ce qui nuit au rendu d’ensemble. Dommage, car l’affiche était alléchante. On en n'attend pas moins avec impatience la deuxième partie et dernier tome de la saga...

voir la fiche officielle ISBN 9782302016002