parution 10 avril 2019  éditeur Delcourt  collection Contrebande
 Public ado / adulte  Thème Thriller, Independant

Stray Bullets T1

Enfin une édition digne de la série culte de David Lapham ! Quand une brochette de tarés, camés ou dealers, s'enfoncent de plus en profondément dans la violence et la folie... Une tuerie totalement indispensable, à ranger parmi les œuvres cultes !


 Stray Bullets T1, comics chez Delcourt de Lapham
  • Notre note Blue Star Blue Star Blue Star Blue Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Blue Star Blue Star Blue Star Blue Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Blue Star Blue Star Blue Star Blue Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2019

L'histoire :

Été 1997. En pleine cambrousse américaine, la lueur des phares d'une voiture qui fait des embardées déchire le voile noir de la nuit. Pneu avant crevé. Frank demande à Joey, le jeune gars qui l'accompagne, d'aller chercher les outils et le cric dans le coffre. Le gosse a l'air stone. En réalité, il n'est pas dopé mais très nerveux, le visage blême. Frank insiste et lui demande de se grouiller. «Merde, on dirait que t'as jamais vu de cadavre !». Joey ouvre le coffre. Un corps y est intégralement enveloppé de couvertures sanglées aux chevilles, à la taille, aux épaules et au niveau du cou. Pour accéder au cric, Joey doit le sortir. Sa fébrilité fait qu'il l'échappe. En heurtant le sol d'un bruit sourd, du sang se répand et souille le bitume. Joey dissimule la paquet sur un bas-côté, puis finit par refiler le matos à Frank, qui s'impatiente. «Alors qu'est-ce que tu fous, tu la baises encore ou quoi ?»... Joey a l'air complètement à l'ouest. «Dis Frank, tu te souviens du mec qu'on a buté la semaine dernière ?»... «Ouais, bof...»... «Il avait la gueule complètement défoncée, ça faisait bizarre»... «Écoute, ça fait des années qu'on fait ce job maintenant. Viens pas me chialer dessus, elle, on l'a pas butée. C'était la meuf d'Harry et il en a fait ce qu'il voulait. Merde, tu devrais être content qu'il t'ait laissé la tringler avant de la refroidir. Maintenant va chercher cette putain de roue, on a des horaires à tenir !». C'est alors qu'une voiture arrive sur la route. Phares et gyrophare. Un agent de Police s'arrête à leur hauteur...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

David Lapham est connu des lecteurs de comics, en premier lieu grâce à cette série culte pour qui aime le polar noir (et blanc). Et si vous aviez été des premières éditions VF, fin des années 90, vous deviez ronger votre frein, comme nous... Alors, Delcourt répond enfin à cette question jusque là inexplicable : comment une série si importante (qui avoisine la centaine de chapitres, primée par un Eisner Award), ne trouvait-elle pas sa place dans les rayonnages de nos libraires ? C'est donc désormais chose faite, avec ce premier tome épais : plus de 460 pages pour les 14 premiers épisodes. Ce qui veut dire un contenu inédit pour plus de la moitié, avec une nouvelle traduction. Franchement, si vous ne connaissez pas, demandez quelques minutes à votre dealer de books, lisez le premier chapitre et il ne vous restera plus qu'à vous diriger vers la caisse, en vous retournant, si d'aventure vous tenez le dernier exemplaire. On a connu des braquages violents pour moins de valeur que ce que vous détiendrez sous le bras... Alors pourquoi Stray Bullets c'est si bien ? D'abord parce qu'il n'existe pas de série comparable. Pour son ambiance : imaginez un type ayant réussi à capter la tension des Alfred Hitchcok, la sauvagerie d'un Quentin Tarantino (façon Reservoir Dogs), la dinguerie et l'étrangeté d'un David Lynch, la noirceur de l'écriture de James Ellroy. Imaginez qu'il vous délivre tout cela, en fonction des chapitres et vous aurez déjà une idée. Prenez des personnages récurrents, tous aussi déjantés les uns que les autres. Partez du principe que les bleds pourris sont remplis de dégénérés et que les villes grouillent d'enfoirés. Prenez les pires pauvres types, à la misère intellectuelle crasse et une brochette de nénettes perverses au possible et là, vous tenez une galerie de personnages que vous n'auriez même pas osé imaginer. Et au beau milieu de ce tableau qui compte la pire lie de l'humanité, tombez de temps à autres sur un brave gars ou une gentille petite fille, qui vont se faire tordre de la plus vile des manières par les premiers cités. Stray Bullets, c'est aussi un graphisme sobre, mais bien plus sophistiqué qu'il n'y paraît de prime abord, avec sa composition des planches sous forme de gaufrier. Huit cases sur quatre bandes, quasi systématiquement, comme un leitmotiv hypnotique. Aucune esbroufe, ici : tout tient sur la maîtrise du noir et blanc, sur le jeu des ombres et de la lumière. Bref, si vous aimez le polar noir, le vrai, pas celui qui tient du folklore maffieux,vous ne pourrez pas faire autrement que vénérer cette série et attendre que le reste soit publié. Conclusion, Stray Bullets, c'est une série qui va vous tuer à en crever !

voir la fiche officielle ISBN 9782413008118