Les zombies qui ont mangé le monde T2 : Les esclaves de l'amour (0), bd chez Les Humanoïdes Associés de Frissen, Davis, Kirchoff ©Les Humanoïdes Associés édition 2005

Les zombies qui ont mangé le monde T2

Les esclaves de l'amour

Depuis que les morts sont sortis de leurs tombes, c'est la totale décadence dans la société des vivants. Heureusement, 3 exécrables chasseurs de zombies veillent... Humour sardonique et ignoble.

L'histoire : A Los Angeles en 2064, les morts sortent définitivement de leurs tombes pour « vivre » au beau milieu des vivants. Cet évènement absolument incroyable s’accompagne de bon nombre de nuisances… Car si les zombies ne sont pas particulièrement agressifs, ils puent horriblement, ils perdent leurs morceaux un peu partout et surtout, ils sont complètement dégénérés. Ils tentent de s’organiser en syndicat pour défendre leur condition mais ils ne font pas le poids face à la société des vivants bien mieux organisée. Karl Neard et sa sœur Maggy profitent de cette métamorphose de la société pour monter une entreprise de chasseurs de zombies. Freddy Meckx, un copain venu d’une autre planète, la Belgique, pourvu de gros muscles et d’un tout petit cerveau, leur donne des coups de main radicaux. Cette fois-ci, la fine équipe empêche les vivants et les zombies de faire crac-crac dans les coins, approche un ku klux klan anti-zombies et opère un vivant qui fait son show en se « zombifiant » en direct. Quelques faits divers crépusculaires comme il s’en déroule des centaines chaque jour à Los Angeles…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :  Passée la surprise de la découverte de cet univers surprenant, ce second tome est moins inventif que l’épisode pilote. Dans une ambiance toujours très détendue, à la frontière du non-sens, nos chasseurs de zombies mettent l’accent cette fois-ci sur les relations contre-nature dans cette société en totale décadence. Vous l’aurez compris, Les zombies qui ont mangé le monde est toujours politiquement incorrect. Au scénario, le belge Jerry Frissen s’amuse des aspects les plus monstrueux, les plus sordides de cette société où vivants et morts-vivants doivent cohabiter pour le pire, sans le meilleur. Ses vivants ont des personnalités abjectes qui, comparées aux inconsciences post-mortem de ses zombies, n’ont même pas l’excuse d’être morts. Au dessin, l’américain Guy Davis en rajoute une louche, en rendant l’ambiance d’une laideur cauchemardesque. Il y a un petit côté Vuillemin dans cette apologie de la laideur et du mauvais goût. La scène finale, suggérant l’amputation du cerveau d’un zombie en passant par le rectum, donne toute la mesure de cette dégénérescence intégrale…

  • scénar dessin


14 février 2005



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les avis des terriens

  • Mauvais goût au menu ! 3 juillet 2012

    Nous sommes en 2064 dans un monde où les vivants doivent cohabiter avec les morts. La bande constituée par Maggie, Karl et Freddy continue de jouer les chasseurs de primes pour les vivants prêts à s’offrir leur service… A l’instar du premier tome, les Esclaves de l'Amour se compose de trois différents chapitres ainsi que d’un un petit interlude de première partie se déroulant dans la famille Neard. L’univers mis en place avec le premier tome de la série est toujours aussi présent et se révèle tout simplement jouissif. Derrière ce deuxième opus, nous retrouvons le même duo composé de Guy Davis au dessin et Jerry Frissen au scénario. Le dessin de Davis est toujours aussi précis, restituant avec efficacité les ambiances décrépies et crado de ce monde en ruine. La colorisation, assurée par Charlie Kirchoff, enfonce le clou en appuyant le trait de Davis : l’atmosphère glauque est fidèlement retranscrite.Côté scénario, les dialogues totalement immoraux de Frissen sont tout aussi pointus et permettent à cette comédie burlesque doublée d’une virulente critique sociale d’atteindre son but.

    François

  • Une bonne surprise 12 mars 2011

    Bien que surfant sur le thème très prisé des attaques de zombies, la BD devient vite prenante. Je la conseille à tous les fans du genre, ainsi qu'aux non habitué du genre, car l'auteur (et le dessinateur) ont su apporter à cette histoire très prenante une touche d'humour non négligeable. On est très vite pris dans l'action. Le seul regret regret reste pour moi de ne pas posséder le tome suivant ^^'

    Guillaume


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Les zombies qui ont mangé le monde T2 : Les esclaves de l'amour (0), bd chez Les Humanoïdes Associés de Frissen, Davis, Kirchoff ©Les Humanoïdes Associés édition 2005

01 janvier 2005

Les Humanoïdes Associés

voir la fiche officielle

9782731616361

ado / adulte

Horreur, Humour