parution 13 mars 2013  éditeur Panini Comics  collection Best Of Marvel
 Public ado / adulte  Thème Fantastique - Etrange, Aventure - Action Super-héros

The Punisher

Rivière de sang

En cherchant à démanteler un trafic de drogue, le Punisher découvre que les russes sont de plus en plus présents sur les marchés illicites américains. Un récit qui semble coller à son époque, mais qui ne fait que la dessiner à traits caricaturaux.


The Punisher : Rivière de sang (0), comics chez Panini Comics de Dixon, Kubert, Rosas
  • Notre note Blue Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Blue Star Grey Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Blue Star Blue Star Grey Star Grey Star

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©Panini Comics édition 2013

L'histoire :

Frank Castle, alias le Punisher, est depuis plusieurs semaines sur la piste de trafiquants de drogue, lorsqu'un des mulets qu'il a en ligne de mire lui apprend qu'un duo d'étrangers, au fort accent russe, fait entrer sur le territoire américain des quantités énormes d'héroïne. Castle se lance sur les traces des deux hommes et réalise rapidement l'implication de plus en plus grande des anciens soldats de l'ex-Union Soviétique dans le trafic international de drogue. Ces gens ambitieux sont prêts à tout pour faire de l'argent facile et profitent de leur proximité avec l'Afghanistan, le plus gros producteur mondial d'héro, pour inonder le reste du monde...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

J’étais présent (et très jeune) la première fois que le Punisher est apparu dans un Comics. C’était dans un épisode de The Amazing Spider-Manet d’emblée le personnage m’a fasciné par son côté impitoyable, méticuleux et calculateur, presque froid. Ajoutez à cela que ses pensées étaient retranscrites dans son « journal de guerre », ce qui nous faisait découvrir de façon inédite l’intimité de ce personnage névrotique. On était à l’évidence face à quelque chose de neuf et d’excitant, bien éloigné des super-héros proprets à l’éthique irréprochable. La suite de la carrière de ce personnage allait le confirmer. Dans les années 90, après l'entrée en scène du Dark Knight de Miller et des Watchmen de Moore, le Punisher allait devenir le symbole de ces nouveaux héros borderline, qui rendent une justice dont ils définissent eux-mêmes les contours. Le succès fût tel que le personnage eut droit à pas moins de 4 séries à lui tout seul. Rivière de Sang est issu de l'une de ces séries et de cette époque glorieuse. Le titre fût un succès immédiat et la seule collaboration du célébrissime dessinateur Joe Kubert (spécialiste des récits de guerre) avec Marvel. J'attendais donc beaucoup de cet album (ne serait-ce qu'un peu de plaisir)... et force est de constater qu'en 2013, tout cela ressemble davantage à un pétard mouillé qu'à une bombe atomique. 20 années plus tard, Rivière de Sang n'est plus qu'un scénario de consommation courante, calibré avec professionnalisme pour offrir aux lecteurs un maximum de scènes de pétarades, rondement menées mais pas particulièrement excitantes. Les enjeux sont bien trop flous et les personnages trop peu empathiques pour qu'on se sente vraiment concerné par ce qui leur arrive. Surtout, il ne s'agit pas, à proprement parler, d'une histoire du Punisher. Il n'y est ni personnellement, ni émotionnellement impliqué et pourrait être remplacé par n'importe quel porte flingue du cinéma US des années 90 (Stallone, Dolph Lungren, Chuck Norris...) sans que ça change l'histoire d'un iota. Le rôle que lui accorde Chuck Dixon, le scénariste, est presque uniquement pédagogique : il est là pour nous parler de la mafia russe et contextualiser l'action (un peu comme les 5 premières minutes d'un jeu vidéo type Call of Duty, où on pose le contexte géopolitique avant de passer à l'action). La suite confirme ce côté jeu vidéo. Frank Castle n'est plus alors qu'une main qui tient un flingue et qui dégomme tout ce qui entrave sa route. Le côté « gunfight » pourrait être sympathique, mais la mise en scène de Kubert reste très illustrative, vaguement distancée. Tout cela est vite emballé dans un dessin certes nerveux, mais sans chercher à apporter par l'image et les cadrages, l'innovation que le scénario n'a pas su donner. Quelques années plus tard, Kubert reviendra à Sarajevo pour parler du conflit entre Serbes et Croates. Il le fera alors de façon bien plus réaliste et sensible. Ici, le conflit n'est qu'un décor caricatural... un peu comme tout le reste de l'album : un simple prétexte pour faire croire qu'on colle à l'actualité... une actualité dont on ne donne à voir qu'une image hollywoodienne et déformée.

voir la fiche officielle ISBN 9782809429862