parution 05 mars 1973  éditeur Arédit  collection Comics Pocket
 Public ado / adulte  Thème Policier, Thriller

Coplan T13

Pas de preuves

Coplan paye cher sa négligence : il participe à une soirée interlope dans un appartement où la Police finit par découvrir un cadavre. Suspendu de ses fonctions, il va devoir boucler tout seul son enquête pour se disculper. Un bon polar à l'ancienne.


 Coplan T13 : Pas de preuves (0), bd chez Arédit de Kenny, Huéscar - José Garvi de Huescar
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©Arédit édition 1973

L'histoire :

De retour de Formose où il a vu trop d'atrocités et de cadavres, Francis Coplan éprouve le besoin de décompresser. Ce ne sont pas les occasions qui manquent à Paris. Et ce soir, il force franchement sur la bouteille. Heureusement, sa compagne et complice, Michèle Vernet, lui amène un peu de douceur. Tous deux rejoignent Gisèle, une amie de Michèle, dans un bar du boulevard Montparnasse. Gisèle connaît un endroit où on peut s'amuser, mais il vaut mieux y être accompagné d'un homme. Les deux femmes savent qu'elles n'ont strictement rien à craindre en étant entourées de Coplan, alors tous trois se rendent chez une certaine Corinne, animatrice connue des nuits de Pigalle. La soirée se déroule bien, jusqu'au moment où un homme gifle une femme qui lui refuse la rencontre, au sens biblique du terme. Coplan s'interpose pour calmer le jeu et il se montre non violent. Il propose même à l'agresseur de boire un coup pour se calmer. Sauf que le gugusse lui jette son verre à whisky au visage. C'en est trop pour l'agent du Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage, qui corrige le malotru. La rixe tourne alors à la bagarre générale et quelques instants plus tard, la Police débarque pour tapage nocturne. L'ennui, c'est qu'un représentant des forces de l'ordre s'aperçoit que de l'herbe a été consommée. Il entreprend donc une fouille de l'appartement et découvre un cadavre dans une pièce. Tout le monde est embarqué, y compris Coplan...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

S'il n'y a plus grand monde qui se souvient de Coplan (et encore moins de ses adaptations en BD), il fut une figure littéraire importante des années 70. A cette époque, les romans se vendaient à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde. Derrière Paul Kenny, il y avait quatre mains, celles des belges Gaston Van den Panhuyse et Jean Libert. Les deux ont créé le personnage au début des années 50, quand Jean Bruce, l'auteur d'OSS 117 quitta les éditions Fleuve Noir. 257 romans allaient alors consacrer l'agent du SDCE, ancêtre de la DGSE. Dans cette aventure, Francis Coplan va se retrouver dans de beaux draps pour avoir un peu trop picolé. Et surtout, ne pas avoir été suffisamment vigilant. En réalité, il a été piégé et va devoir se sortir (presque) tout seul de ce mauvais pas. Les ressorts de cette intrigue sont classiques mais plaisants. Filatures, rencontres avec d'autres espions, truands en cols blancs, bien sûr coups de poing et jolies nanas sont autant d'étapes obligées dans ce parcours du combattant. Côté dessins, c'est l'espagnol Huescar qui manie l'encre de Chine. Il faisait partie de ces nombreux dessinateurs ayant fui le Franquisme et travailla pour le marché français (y compris pour Pif Gadget ou encore pour Larousse avec L'Histoire du Far-West en Bande Dessinées). Malgré la cadence infernale qu'on demandait pour ces publications (de 140 à 220 pages par numéro trimestriel), il propose un Noir et Blanc efficace émaillé de quelques très jolies planches. Pour tous les nostalgiques du polar d'antan !

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