parution 15 janvier 2020  éditeur La ville brûle  Public ado / adulte  Thème Chronique sociale

C'est comme ça que je disparais

Clara est lucide, elle ne se voile pas la face et sait très bien que quelque chose en elle ne va pas... ou plus. Une lecture sensible pour un sujet qui l’est tout autant !


C'est comme ça que je disparais, bd chez La ville brûle de Malle
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©La ville brûle édition 2020

L'histoire :

Clara est comme beaucoup de jeunes d'aujourd’hui : elle se cherche et se questionne sur son avenir, son devenir, son existence. Mais voilà, depuis quelques années, plus rien ne va. Brisée par un échec sentimental (et c’est peu dire !), elle est incapable de voir ne serait-ce qu’un peu de de positivité dans sa vie ou la vie en général, d’ailleurs. Elle sombre et s’isole peu à peu. C’est l’engrenage de la dépression. Elle sous-estime son état dépressif pendant longtemps, se sent jugée, incomprise et pense que son entourage lui en veut d’aller mal. En fait, personne ne sait. Elle se compare aux autres qu’elle juge « réellement » malades avec, selon elle, des pathologies bien plus graves. Pourtant, Clara aimerait s’en sortir. Elle entreprend des démarches pour suivre une psychothérapie mais se retrouve face à une réalité : l’accès à ces soins sont longs et coûteux, au Québec. Un jour, deux amis lui réservent une surprise, qu'elle ne peut refuser. Ils ont rusé pour qu’elle n’ait pas le choix : un weekend pour souffler et passer du temps ensemble, loin et ailleurs. Là-bas, le soir venu, elle craque, elle avoue tel un lâcher-prise, une confidence, elle vide son sac. Clara ose enfin parler de ce que Pierre lui a fait… Elle se sent libérée de ce poids. En parlant de ce mal qui la rongeait et l’empêchait d’avancer depuis sept longues années, elle comprend enfin qu’elle n’est autre qu’une victime, que ses bobos ne sont pas une fatalité et qu’elle pourra à nouveau sourire.

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Mirion Malle vit à Montréal et le lecteur franco-belge aura donc le plaisir de déguster cette lecture en québécois, avec les expressions et drôleries qui caractérisent ce dialecte ! Elle est une autrice engagée, aux écrits féministes assumés, aussi drôles que parfois tranchants. Mirion dévoile ses émotions et plus particulièrement le sujet encore parfois tabou de la dépression. En effet, ce récit autobiographique et intimiste sur son mal-être est raconté avec pudeur, mais également un brin d’humour et d'autodérision. Elle explique avec sensibilité ce qui caractérise l’état dépressif, être en permanence en yoyo émotionnel, entre la souffrance et la haine qu’elle ressent envers cette impunité. A travers Clara, Mirion Malle propose une auto-analyse, une catharsis. Un récit qu’on imagine salvateur sur un thème sociétal qu’est le mal-être dans toute sa « grandeur », justement dessiné avec des traits noirs et parfois imprécis... à l’image de l’état d’esprit de Clara. Dotée d’une sensibilité graphique peinte, tel un tableau, la couverture annonce la « couleur » en occultant le visage, les jambes… le corps de son personnage. Cette lecture intéressante soulève et renvoie à un questionnement personnel sur notre propre fragilité mentale. Mais en piqûre de rappel, n’oublions pas que la dépression est une maladie grave et réelle. Et bien souvent, la porte ouverte vers le mieux-être, c’est déjà de parvenir à mettre des mots sur les maux…

voir la fiche officielle ISBN 9782360121205