parution 29 novembre 2019  éditeur Lucky Comics  Public ado / adulte  Thème Humour, Western

Kid Lucky T5

Kid ou double

L'enfance de Lucky Luke en gags. Elevé par sa tante dans un milieu de cowboys, il fait l'apprentissage de la morale qui forgera son tempérament. Un recueil de gags pas drôles, néanmoins raccords avec le profil psychologique du célèbre justicier.


 Kid Lucky T5 : Kid ou double (0), bd chez Lucky Comics de Achdé, Mel
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

L'histoire :

Adulte en 1868, Lucky Luke escorte sa dernière prise jusqu’au bureau du shérif le plus proche. Le « gamin » ligoté derrière lui est un simple voleur de chevaux qui braille toutes les larmes de son corps, car il craint une sanction sévère de la justice. A l’époque, en effet, il est probable de se retrouver pendu pour vol de chevaux. Ce faisant, Lucky Luke se souvient d’une situation similaire dans son enfance. Vingt ans plus tôt, il avait en effet déjà escorté un voleur de chevaux, en compagnie d’un shérif. Le voleur, un fermier barbu, était penaud, car il se savait condamné à la corde. Et le shérif confirmait que la sentence était bien celle prévue par la loi, que le juge Parker était intransigeant là-dessus et que lui-même n’y pouvait rien ; il n’était en rien responsable des lois du pays ! Le voleur avait fini par décider le shérif et le jeune Luke de lui rendre sa liberté, à force d’argumentations larmoyantes – père de famille, il avait volé le cheval pour aller cherche un médecin, afin de soigner la fièvre de son fiston. De retour au présent, Lucky Luke sait que le voleur actuel a plus de chance. Arrivé au bureau de Nothing Gulch, le shérif leur présente le nouveau juge qui vient d’être nommé. Il est un ancien fermier reconverti en juge après des études… Il est justement le voleur épargné vingt ans plus tôt pas lui-même et le shérif de l’époque !

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

En alternance avec les Nouvelles aventures de Lucky Luke, désormais scénarisées par Jul, Achdé propose en solo une fois tous les deux ans un nouveau recueil de gags de Kid Lucky. Contrairement au P’tit Spirou, l’objectif n’est pas précisément de transformer Luke en garnement légèrement obsédé, mais d’expliquer les origines morales à son tempérament de justicier. Ainsi en va-t-il de l’historiette de 6 pages qui introduit le volume et qui commence par montrer Luke adulte, à la stupéfaction du lecteur (cf. résumé ci-dessus). Le reste de l’opus se décline en gags d’une page, eux toujours bel et bien centrés sur Kid Lucky. Achdé conserve à la perfection le style graphique de Morris, montrant la même dextérité dans le délié des traits et des mouvements – et c’est souvent le point fort de chacun de ses albums. Ainsi Jolly Jumper est le futé cheval blanc tâché qu’on connait bien et le Kid Lucky est parfaitement raccord avec son futur-lui adulte, la mèche en formation, portant déjà les mêmes habits, montrant quant à lui la même dextérité dans le maniement du six-coups, du lasso et des relations humaines. Pour autant, l’inspiration humoristique et le sens séquentiel des gags sont très moyens. A vouloir trop chercher la morale, la percussion est laissée de côté. Achdé conclut chaque page avec une ou deux lignes de précision systématiquement nommée L’eusses-tu cru… elles aussi un peu molles. Le lecteur tolérant, occasionnel ou ignorant des « grands » humoristes en BD (Fabcaro, Bouzard, B-Gnet, Ferri…), sourira gentiment devant des ressorts souvent nigauds et vraiment très grand-public.

voir la fiche officielle ISBN 9782884714549