parution 27 août 2012  éditeur Physalis  Public ado / adulte  Thème Thriller

Un Léger bruit dans le moteur

Dans un hameau de dégénérés, un gamin « qui tue les gens » met progressivement à exécution son plan d’éradication ultime. Un thriller rural et sadique, mis en scène avec une grande application graphique.


Un Léger bruit dans le moteur, bd chez Physalis de Gaët's, Munoz
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Yellow Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Yellow Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Physalis édition 2012

L'histoire :

Ce gosse habite dans un hameau ultra-rural et paupérisé, tellement paumé qu’il n’y passe jamais personne. Du haut de ses dix ans, il parait tout mignon, tout timide… mais en fait, c’est un enfant « qui tue les gens ». Il a commencé par son demi-frère, en faisant croire à une mauvaise chute de balançoire. En réalité, il lui a fracassé le crâne contre une grosse caillasse. Après, il n’a eu que l’embarras du choix, étant donné qu’il n’aime personne. Ni son père, ni sa belle-mère, ni ses voisins, ni ses trois copains de son âge, ni le curé, ni la catin qui habite en forêt, ni l’épicière, ni la vieille peau qui leur fait l’école. Celle-là, tiens, paf, il lui enfonce son équerre dans l’œil, jusqu’à lui transpercer la cervelle. Une de moins. Son plan à lui, c’est de les tuer tous. Une nuit, il suit son père en douce, jusque chez la catin. Il attend que son père fasse son affaire et puis il entre chez elle pour exercer son petit chantage. Ou elle l’aide à tendre un piège à monsieur Gandriale, le père pédophile de sa copine Laurie, ou il dénonce ses activités avec tous les hommes du village, auprès de leurs femmes. L’idée du gamin, c’est de pousser ce gros porc de Gandriale dans un trou marécageux…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Voilà l’histoire d’un gamin tueur en série, totalement haineux et sadique, alors qu’on lui donnerait le bon dieu sans confession. Ce diable en culottes courtes n’a pas de prénom et il n’a qu’un projet en tête : décimer un à un tous les membres de son village. Evidemment, ce pitch est totalement improbable dans son réalisme, mais jouissif dans sa construction et son rendu graphique. Déjà, le village, abritant un condensé de vermines humaines, est trop petit pour contenir un tel aéropage de la société : une épicière, une institutrice, un curé, une prostituée… Ensuite, le gamin bénéficie systématiquement de coups de pouces du destin, ou disons de facilités, pour exécuter entièrement son plan d’éradication. Le scénariste Gaet’s tire justement sa force de la simplicité des dialogues et des situations, et de l’efficacité des actes. Les narratifs sont les pensées du gamin et ne nécessitent donc pas de longues explications. Le lecteur n’en veut pas au gamin d’avoir un plan de massacre aussi basique, car à quelques exceptions près, son entourage est moche, dégénéré, haïssable… en un mot, parasite. Il semble logique, presque profitable, qu’une âme plus noire et ultime que les autres prenne le dessus. Enfin, cette histoire doit beaucoup au splendide dessin de Jonathan Munoz. Les sales bobines évoluent dans des lieux sordides, au travers d’un dessin stylisé très soigné et d’une colorisation bichromique le plus souvent ocre ou plutôt boueuse, vu le sujet. Ce thriller rural et cruel en one-shot est l’une des bonnes surprises de l’automne 2012.

voir la fiche officielle ISBN 9782366400076