parution 24 octobre 2019  éditeur Albert René  Public enfant / ado / adulte  Thème Humour, Historique

Astérix T38

La fille de Vercingétorix

Vercingétorix a eu une fille, Adrénaline, que les Romains veulent capturer par l'entremise d'un gaulois ayant trahi son camp. Les Arvernes font alors appel à leurs frères d'armes irréductibles ! Un tome franchement réussi, n'en déplaise à certains !


 Astérix T38 : La fille de Vercingétorix (0), bd chez Albert René de Ferri, Conrad, Mébarki
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

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©Albert René édition 2019

L'histoire :

La nuit est sur le point de tomber sur le seul village de gaulois qui résiste encore (et toujours) à l'envahisseur romain, lorsque trois cavaliers s'avancent. Deux adultes et une jeune fille, venus tout droit de leur contrée Arverne, se dirigent vers la hutte du chef Abararacourcix. Obelix, Asterix, Idéfix et Agecanonix en sont les discrets témoins. Le doyen du village comprend tout de suite que la réunion qui s'annonce est importante : il reconnaît Monolitix et Ipocalorix, deux chefs de clan. Il a combattu à leurs côtés, ils furent deux lieutenants de Vercingétorix. Leur chef défait, ils continuent la lutte au nom du FARC, le Front Arverne de Résistanche Checrète ! Lorsqu'ils présentent à Abraracourcix la jeune fille, nommée Adrénaline, comme étant la fille de Vercingétorix, ce dernier manque de tomber de son bouclier, du haut duquel il est si souvent perché. Les deux émissaires Arvernes lui expliquent alors qu'elle est en danger, car non seulement César veut la capturer pour la « romaniser », mais encore elle a un traître à ses trousses, le pisteur Adictosérix. La demande des deux bougnats est simple : il veulent en quelque sorte l'extrader à Londinium. Mais ils ont besoin d'un peu de temps pour organiser la venue d'un navire. Evidemment nul lieu n'est plus sûr, pour la garder, que le clan d'Abraracourcix ! Le problème, c'est qu'elle est fugueuse...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Tout le monde le sait, tout le monde l'a vu, que ce soit en librairie ou en grande surface, tout le monde en a entendu parler à la radio, tout le monde a aussi constaté que les JT y ont consacré quelques minutes : le nouvel Astérix est sorti ! Et cette déferlante médiatique, comme un écho au fait que son tirage est le plus gros de l'histoire du Franco-Belge, avec ses 5 millions d'exemplaires, dont 2 pour la France, a charrié également son bashing. C'est à se demander si ceux qui ont craché dans la potion magique l'ont lu, car on ne voit pas comment, si on a été élevé aux mamelles gauloises, on pourrait avancer l'argument de la médiocrité, ni celui de l'ennui. Commençons par souligner qu'en choisissant de « créer » une fille à Vercingétorix, Jean-Yves Ferry met symboliquement en avant la jeunesse, à laquelle cet album s'adresse aussi. En résumé, il est en plein cœur transgénérationnel, comme la série a toujours eu vocation à l'être. Ce choix permet également de donner le beau rôle à d'autres gosses du village d'irréductibles, en l’occurrence ceux de Cetautomatix (le forgeron) et d'Ordalfabetix (le poissonnier). Un procédé habile, car les plus plus vieux lecteurs voient ainsi le clan d'Abraracourcix s’agrandir, tandis que les plus jeunes trouvent de quoi s'identifier. La gosse étant placée dans des enjeux qu'elle ne veut pas assumer, Jean-Yves Ferri en fait un personnage attachant, loin d'être une petite peste capricieuse, comme il eut été facile d'y penser. Alors si l'album réserve un scénario assez simple à base de fugues, de recherches et de retrouvailles, le tout émaillé de son quota de castagnes, il réserve surtout au lecteur son lot de plaisir. Le comique de situation est là, celui de répétition également et le nombre de calembours, drôles, est incalculable. Ajoutez la présence d'un Charles Aznavour ayant intégré l'équipage de pirates et poussant forcément la chansonnette et on se dit que la tradition est totalement respectée. « What else ? », comme dirait aussi ce fort sympathique Letitbix, personnage de second rôle qui sent bon le british flower power. Et puis pour conclure sur le thème de la tradition, on ne peut que souligner la fidélité absolue du travail graphique de Didier Conrad. A ce sujet, on entend aussi des mauvaises langues qui nous diront « service commandé, clonage » etc. Mais on leur répondra tout simplement qu'ils sont des aigrix ! Si vous aimez Astérix, vous aimerez aussi cet album, ainsi que vos enfants (on a testé). Aucunrix !

voir la fiche officielle ISBN 9782864973423