parution 01 avril 1981  éditeur Arédit  collection Comics Pocket
 Public ado / adulte  Mots clés Aventure - Action / Espionnage / Policier / Thriller

Coplan T44

Envoyez FX 18

Les diplomates français en Irak tombent sur des renseignements qui démontrent que l'Armée et la Police vont faire tomber la famille royale. Un Coplan comme on les aime : espionnage, infiltration, coups de poings et coup d’État !


 Coplan T44 : Envoyez FX 18 (0), bd chez Arédit de Kenny, Huéscar - José Garvi de Huescar
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©Arédit édition 1981

L'histoire :

Vers 3h du matin, la dernière lumière qui brillait encore derrière la fenêtre d'une des chambres de l'Hôtel Ritz, à Mossoul, s'éteignit. Sauf le gardien de nuit et un garçon prêt à répondre au moindre grésillement du tableau d'appel, tout le personnel était couché. Cependant, négligeant les ascenseurs, Khalid Rachir descendit au premier et gagna un des cabinets particuliers. Il extirpa de la poche de son pantalon une petite torche électrique. Le rayon de lumière qu'il dirigea à volonté dans chaque coin du somptueux salon lui permit de se mouvoir sans peine dans l'obscurité, jusqu'à ce qu'il récupère un enregistreur à transistor. A cet instant, un second rai de lumière déchira l'obscurité et une voix le menaça. Lentement, en levant ses bras, il mit en évidence l'objet et négocia sa vie en échange de l'enregistrement qu'il contenait. En réalité, c'était pour se donner la seconde de répit avant de bondir sur l'ombre qui le menaçait. L'assaillant n'était pas de taille et Khalid laissa son cadavre sur place. Une chose était sûre : lui non plus ne connaissait pas ce qu'il y avait sur cette bande et il allait le découvrir quelques minutes plus tard : une conversation entre cinq généraux de l'Armée...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Le roman d'espionnage, quand il est bon, a l'avantage de s'appuyer sur la réalité du contexte international géostratégique. Parue en 1959 chez Fleuve Noir, cette 48ème mission de Francis Coplan se déroule en juillet 1958, à Bagdad et Mossoul, quand cette adaptation a été faite en 1981. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Jean Libert et Gaston Vandenpanhuyse, les deux auteurs qui avaient épousé le pseudo de Paul Kenny, se sont appuyés sur l'Histoire de l'Irak, puisque l'agent des Services de Renseignements français se retrouve en plein cœur du coup d'état qui a renversé la monarchie, un 14 juillet... Certes, la vocation de cette aventure n'est pas le réalisme historique, mais cette « révolution » fut inspirée par la prise de pouvoir en Égypte de Nasser. Et ici, c'est très clairement mentionné, tout comme le fait que les autorités Anglaises – le territoire Irakien était jusque-là placé sous leur Protectorat – Françaises et Turques ne pouvaient pas ignorer ce qui se tramait. Voici donc des agents du Quai d'Orsay menacés par ce qu'ils signalent la collusion entre Police et Armée. Seulement à l'étage supérieur, celui de leur hiérarchie, on considère que rien ne doit être fait parce que les ordres viennent du politique. Et ce point ne doit pas non plus être dit à nos barbouzes, qui vont donc se retrouver dans un sale pétrin, un peu voués à eux-mêmes... Considérés par les révolutionnaires Irakiens comme légitimement dangereux, les espions français sont kidnappés afin de servir de monnaie d'échange en cas de besoin. Et avant qu'ils ne soient effacés, on envoie donc l'agent FX 18, qui s'était déjà illustré là-bas (voir Embuscade au crépuscule. Très vite, il réalise être dans une véritable souricière, bien rendue par la tension liée aux évènements nationaux et ceux qui s'abattent sur les protagonistes occidentaux. Côté dessins, Huescar, qui a signé de nombreux numéros, propose un travail correct, quelques belles planches émaillant cette aventure musclée et il faut reconnaître que la scène du coup d’État est assez impressionnante. Inch’Allah, Coplan, alias FX 18, s'en sortira une nouvelle fois indemne !

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