L'histoire :
Camomille est persuadée que son cheval Océan porte un regard attentif aux autres espèces animales. Par exemple, alors qu’il est au galop, il s’arrête net pour éviter de donner un coup de sabot à un vilain crapaud. Et il observe le batracien lancer sa langue pour attraper les mouches. Tout en mangeant une glace, grimpée sur la clôture, sa petite sœur Anaïs se moque de la situation. Elle ne pense pas que ce moment précis soit une preuve d’intelligence. C’est alors qu’Océan lui démontre le contraire en donnant un coup de langue pour attraper et avaler sa boule de glace !
C’est le jour du bain annuel pour les chevaux du club équestre ! Comme d’habitude, le poney d’Anaïs, qui se complait définitivement dans sa crasse, se planque… et Anaïs est complice. Elle affirme que Pompon est autonetoyant. Alors Camomille a une idée. Elle attrape une puce du poney, qui se trouve évidemment dans les cheveux d’Anaïs et elle le lâche dans la nature en disant : « Allez cherche ! Il est où papa ? » La puce bondit alors tout droit à travers le manège, jusqu’au ballot de foin sous lequel se cache Pompon…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Quand on habite à longueur d'année à côté de la mer, on va en vacances à… la montagne ! Comme l’indique la couverture, telle est la thématique de ce 14e recueil de gags bon-enfant autour de la pratique équestre, à l’attention du public jeunesse. Si vous avez apprécié les 13 premiers volumes, celui-ci se situe dans la suite logique. Passées quelques planches dans l’ambiance classique du club des Quatre-fers, la sage et mature Camomille, sa petite sœur turbulente Anaïs et leurs deux montures – respectivement le cheval élégant Océan et le poney crado Pompon – partent en famille dans les Alpes, du côté du Tyrol. L’occasion de changer de décors et de distiller deux-trois infos didactiques (pas plus !) sur la faune et les coutumes locales. Comme d’habitude, le dessin très relâché, d’une grande facilité tout terrain, de Stefano Turconi est la grande force de cette série très-très-grand-public, aux chutes humoristiques un peu téléphonées ou faciles. L’ambiance joviale, les caractères attachants et l’expressivité des nombreux animaux contribuent cependant à passer un pur moment de délassement sans prétention.