L'histoire :
Un visiteur du zoo des animaux disparus a vu, sur leur site Internet, qu’il y avait des Taxon du Lazare en captivité. Or il a fait trois fois le tour du parc et pas moyen de croiser un seul de ces taxons. Pourtant il est du genre à bien regarder partout. Bengali, la soigneuse, explique au visiteur que le taxon du Lazare désigne une espèce que l’on croyait éteinte, mais qui est bien vivante. C’est le cas du cœlacanthe, le poisson que l’on appelait le fossile vivant, le dragon de Komodo, le fuligule de Madagascar (un canard) ou encore le pic à Bec noir. Il y en a plus qu'on ne le pense et certains sont dans le parc. Taxon est un terme qui permet de classifier tous les organismes vivants et « Lazare » est une référence à un personnage biblique revenu à la vie. Malgré ces explications limpides, le visiteur réclame à nouveau à voir les taxons. Bengali garde son calme et lui explique que le taxon est un élément de classification comme des félidés. Sur ce, le touriste abandonne l’idée des taxons et demande à voir les fameux « défélidés »…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le zoo des animaux disparus est un peu une arche de Noé où l’équipe participe à la préservation des espèces rares, celles en danger critique d’extinction ou même certaines disparues il y a plus de 7000 ans, comme l’élan d’Irlande. Malheureusement, à l’aube d’une nouvelle extinction de masse, les espèces menacées sont légion et le zoo ne manque pas de pensionnaires. On y trouve de tout : il y a de grands spécimens tel le rhinocéros blanc du Nord ou des petits tels ces insectes les dards de Sainte-Hélène. Il y en a des sympas comme la grenouille Allobate de Martinique et des superprédateurs comme le varan de Komodo. Il y en a à plumes, à poils, à écailles et des quatre coins du monde. Avec une approche toujours humoristique, cette BD destinée à un public jeunesse est pédagogique, car on apprend un tas de choses sur les animaux et la zoologie. Ces histoires courtes ont également pour vertu de sensibiliser les lecteurs sur la fragilité du règne animal grâce à des fiches techniques sur différentes espèces que l’on retrouve à la fin de la BD. Le dessin gros-nez donne un ton léger, même si le sujet initial ne l’est pas vraiment.