L'histoire :
Jonas, adolescent, s'est retrouvé dans une situation délicate avec une fille. Et pas n'importe laquelle : Annika. LA fille. Elle est tellement jolie, elle ressemble à un ange. Lorsque Jonas passe devant Annika, elle ne le remarque pas. Elle ne réagit pas. Mais lorsque Tristan passe devant elle sur sa Vespa, Annika le remarque, lui. Alors, Jonas décide que lui aussi, il aura une Vespa. Et rouge, s'il vous plaît. Comme ça, il se fera remarquer. Malheureusement, ça coûte cher une Vespa. Et Jonas n' pas d'argent. Ses parents travaillent mais peinent à payer un appartement en banlieue. Pas question de leur demander des sous, ils n'en auront pas à lui donner. Il doit donc se débrouiller pour gagner cet argent tout seul. Le problème, c'est qu'il n'est pas le seul à chercher un petit boulot pour se faire de l'argent. Et les emplois disparaissent aussitôt, ils sont toujours pourvus. Pas de petites annonces sur le panneau de l'agence pour l'emploi. Alors quand on n'a pas le choix, on prend ce qu'on peut. Jonas accepte un poste de balayeur. Il commence dès le lendemain aux aurores, et attend au point de rendez-vous, sur un banc public dans un parc. Le plus excentré qui soit. D'ailleurs il ne sait pas comment se rendre à son lieu de travail. D'un coup, dans une flamme, il disparaît. Il atterrit sur des toilettes, dans une grotte, devant deux petits démons. Il est arrivé aux Enfers.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cet album scénarisé par Patrick Wirbeleit (et coloré par Elva Lombardia) se veut une parodie de comédie romantique, à travers une histoire un peu tirée par les cheveux. Un garçon est amoureux d'une fille et pour se faire remarquer, il veut s'acheter une Vespa. Mais il lui faut des sous pour se l'acheter, or tous les emplois sont pourvus. Il postule sur un poste libre et se retrouve à balayer des cendres en Enfer, accompagné par des démons qui ne sont pas des flèches. Mouais. Ça aurait pu fonctionner, pourquoi pas... Mais le résultat n'est pas à la hauteur, il est même problématique... L'ouvrage s'ouvre en mettant en cause une jeune femme, qui n'a rien demandé à personne, mais qui serait la cause de tous les maux de notre pauvre petit adolescent. Dès la première phrase d'accroche, ça part mal. Et puis, le seul moyen d'attirer son attention serait en achetant une Vespa ? Car évidemment, cette jeune fille serait matérialiste, vénale et aussi très jolie... Il est vraiment problématique de trouver encore ce genre de représentations dans des BD à destination des adolescents et futurs adultes. Elles participent à une culture qui n'est plus acceptable aujourd'hui. L'humour qui se veut potache n'est guère recherché, et le dessin pas très travaillé. Bref, passons notre chemin. Et pas en Vespa.