parution 27 octobre 2010  éditeur Casterman  Public adulte  Thème Policier

Quequette blues

A l’ occasion du passage à l’année 1966, Hervé et sa bande de copains ont deux objectifs principaux : les filles et l’alcool. Hervé a d‘ailleurs été mis au défi de perdre son pucelage. Une chronique de l’adolescence, par Baru.


Quequette blues, bd chez Casterman de Baru
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Casterman édition 2010

L'histoire :

Ce 31 décembre 1965, après avoir donné un coup de main à sa mère qui prépare le réveillon, Hervé Barulea, 18 ans, dit Baru pour les copains, n’a qu’un objectif : aller faire la fête pour honorer 1966, 3 jours durant. Aussi, ne tarde t-il pas à retrouver sa petite bande dans un café-tabac de sa bonne ville de Villerupt, une cité où règnent deux usines et leurs hauts-fourneaux. Ses potes sont tout comme lui, des fils d’immigrés. Mais eux, ont cependant un avantage indéniable sur notre ami : ils ne sont plus puceaux ! Une infirmité qui fait de Baru l’objet de railleries gentilles mais continuelles. D’ailleurs, en arrivant au café, c’est reparti pour un tour. La bande a même trouvé une idée pour animer la longue fête qui se prépare : on met au défi le dernier de la bande à ne pas avoir trempé son biscuit, à le faire dans les trois jours qui viennent. Même s’il sait qu’il a de grandes chances de perdre le champagne qui est en jeu, Baru accepte. Quatre ans qu’il essaye, pourquoi y arriverait-il en trois jours ? C’’est en tous cas parti pour une très longue virée…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

D’abord pré-publié en 1983 dans Pilote, où Baru fourbit ses premières armes après avoir joué les profs de sports, ce Quéquette blues permettra à son créateur de devenir un auteur reconnu. Primé en 1985 à Angoulême (Alfred du meilleur premier album), le premier volet de cette trilogie, à forte coloration autobiographique, révélera en effet à un plus large public, un auteur au style unique et talentueux. C’est une virée alcoolisée, dans l’est de la France, entre potes, pour fêter le passage à l’année 1966 (et espérer en même temps y laisser son pucelage) qui nous permet de prendre pied dans l’adolescence d’Hervé Barulea. Les préoccupations de cette bande de grands ados ne sont guère éloignées de celles qui animent depuis des lustres les mâles, toutes générations confondues : bibine, musique et filles à mettre dans son lit. L’organisation du récit se met donc en place autour de ce triple objectif. Bars, tentatives désespérés pour faire sa galipette, alcoolisation massive, coups de poings et poésie, s’entrelacent ainsi sympathiquement. Servie par des dialogues très vivants et imagés, la narration brillante empêche toute lassitude, malgré, il faut le reconnaitre, une « intrigue » qui s’étale assez longuement. En toile de fond, il y a évidemment un petit exercice de sociologie : monde ouvrier ; inégalités sociales ; racisme ordinaire ; puissance de la ville et de ses hauts fourneaux qui semblent avaler l’avenir de chacun, en sont les principales composantes. Enfin et surtout, il s’agit d’une touchante (et amusante) histoire d’amitié, dans laquelle on se retrouve tous un peu… Graphiquement, Baru ne livre pas encore ici son meilleur dessin. Les personnages, en particulier, sont moins fignolés et plus souvent proches de la caricature, pour renforcer la force humoristique du propos. A l’inverse, les décors, l’architecture et l’ambiance de la ville sont, quant à eux, parfaitement et impeccablement rendus. A découvrir, pour connaitre son Baru sur le bout des yeux…

voir la fiche officielle ISBN 9782203035881