L'histoire :
La planète Otone est tombée aux mains des Ouroboros et la guerre fait rage sur Coleo. Jadd et Eliz se voient confier une mission spéciale qui permettra à la guerre de se poursuivre sur Coleo et ainsi empêcher la flotte Ouroboros d’atteindre et de coloniser d’autres planètes du complexe. Pendant ce temps, Marcus, l’ancien légionnaire arraché à son époque, combat vaillamment les troupes Ouroboros aux côtés des forces d’interventions du Complexe sur Coleo. Mais alors qu’ils sont forcés de battre en retraite, ils font la connaissance du peuple de Nacara. Ensemble, ils vont s’attaquer au nerf de la guerre Ouroboros : les astéroforges. Alors que le combat fait rage sur la planète, Jadd et Eliz vont découvrir que leur mission diplomatique ne pourrait être qu’un feu de paille…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Après un premier volume des plus excitants, Fred Duval, Emem et Fred Blanchard poursuivent leurs aventures interstellaires avec un second volume d’Apogée qui reste dans la droite lignée de Renaissance, à savoir… excellent. L’heure n’est plus aux négociations, cette fois-ci c’est la guerre qui fait rage dans le Complexe. Si nous osions une comparaison dans le monde de la science-fiction, Apogée se tient proche de qu’avait à nous offrir la prélogie Star Wars avec son lot d’intrigues politiques passionnantes et ses scènes d’action inventives à l’imaginaire qui l’est tout autant. Ceux qui auraient pu craindre une série uniquement basée sur les échanges et la politique vont être surpris de voir cet épisode remuer la formule et nous apprendre toujours plus de choses sur ce monde passionnant. Et là où de nombreuses œuvres pourraient se prendre les pieds dans le tapis des révélations faussement intéressantes et des questionnements trop simples, Apogée arrive à surprendre notamment dans sa dernière partie et son développement du personnage de Marcus. L’univers graphique imaginé par Blanchard et mis en dessin par Emem surprend toujours grâce à une hybridation des inspirations (Star Trek, Star Wars et les récits de science-fiction pulp des années 1950) qui fonctionne toujours aussi bien et arrive à rendre crédible un monde qui de prime abord a l’air un peu trop complexe à appréhender. Nous attendons avec grande impatience le troisième et dernier épisode. Et pour patienter, pourquoi ne pas se replonger dans Renaissance ?