L'histoire :
Richard expose à Lapinot ses envies de visiter le cosmos, d'aller sur des planètes lointaines. Mais son ami aux grandes oreilles refroidit ses ardeurs en étant lui-même, c’est-à-dire terre-à-terre. Ils rejoignent leurs amoureuses et regardent les étoiles en attendant Tania et Fabien qui doivent les rejoindre pour assister à une éclipse de Lune. Ils croisent une compagnie de rôlistes qui viennent faire une partie dans les ruines voisines. Sous les étoiles, Richard s’ennuie. Il scrolle sur son téléphone, puis va se balader car il sent l’odeur des saucisses grillées. Ce sont des bikers, les Hell’s killers, qui lui offrent une chipolata avant que l’un d’entre eux lance un couteau entre ses jambes pour tuer un serpent. Richard demande de l’aide à son pote. Avant de le rejoindre, Lapinot tombe sur l’Oiseau de Mauvais Augure de la partie de jeu de rôle. Terrifié, il lui annonce que toutes ses prédictions se sont réalisées et que ses amis sont morts. Lapinot le laisse à ses divagations et rejoint Richard, alors que deux bandes rejoignent les Hell’s killers, des arabes et des juifs. Vont-ils en découdre ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
A 60 ans passés, Lewis Trondheim produit encore beaucoup, et heureusement. Parce que ce Lapinot, sur-titré « Une aventure de Lapinot dans une situation pas possible », est encore un modèle d’absurde, avec des dialogues fins, une histoire rocambolesque, malgré un ancrage dans le réel et une avancée du récit de la vie des héros avec l’aventure de Tania et Robert. Le duo de Lapinot et Richard est toujours hilarant, entre clown blanc et Auguste. Leurs petites amies ont des caractères qui en font des repères forts de leurs vies. L’histoire de l’O.M.A., les voyages interstellaires de Richard donnent une vie merveilleuse aux Aventures de Lapinot et de ses amis. Mais les dialogues, les réflexions sur la vie et les groupes humains, la capacité à faire sourire des horreurs du monde, sont la marque de fabrique, la différence de Lewis Trondheim. Les dessins sont toujours simples mais il a trouvé depuis longtemps son style, agréable à suivre. Les planches sont bien colorées par sa conjointe, Brigitte Findakly. Le séquençage est très efficace et permet un récit extrêmement vivant. Encore un bon Lapinot, donc. En attendant le suivant.