L'histoire :
C’est l’automne. Le jeune Nino dévale la colline boisée sur son vélo cross comme un dératé. Arrivé en bas à pleine vitesse, son super kif est de foncer sur la meule de foin que vient de terminer le père de Lynette. Sa copine Lynette le sauve de l’engueulade : elle a trouvé un truc incroyable dans les archives familiales et l’emmène en vélo jusqu’à leur « base » pour l’étudier. Car Lynette enquête depuis des années sur la disparition de sa grand-mère. Or dans un carnet nommé « Elzévir », une écriture manuscrite préface : « Chère Rosaly, tu es la seule à qui je puisse confier ce livre. Fais-en bon usage ». Puis ce sont des dessins, des sortes de plans et des mots savants… Nino s’amuse à essayer de les prononcer. Sur l’un deux, qu’il dit haut et fort, « Apagogie », ils se retrouvent subitement plongés dans l’obscurité, en un lieu indéfini sans décor… qui sent le beignet à la framboise. Que leur arrive-t-il ? Sont-ils tombés dans une faille spatio-temporelle ? En se remémorant ce qu’ils ont fait l’instant d’avant, Nino reprononce le mot « Apagogie »… et ils sont de retour dans leur base. Ils en déduisent que ce mot de passe est une porte entre deux mondes et se promettent d’y retourner, mais équipés pour l’exploration dans le noir.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Delphine le Lay et Alexis Horellou abandonnent leur érudit petit Lucien et ses mystères aux frontières du paranormal, pour se lancer dans cette nouvelle série jeunesse cette fois pleinement fantastique. Le synopsis est relativement classique dans le genre de la quête infantile et initiatique et des mondes parallèles : les jeunes héros accèdent à un univers féerique – ici miniaturisé – dans lequel ils doivent accomplir une mission. Jadis imaginé par Lewis Caroll dans Alice au pays des merveilles, ce principe de bascule de mondes dans cet épisode pilote reprend beaucoup le pitch de La boîte à musique (BD), mais mâtiné du principe de Chéri j’ai rétrécis les gosses ou Arthur et les minimoys. A la recherche d’une grand-mère, les jeunes héros découvrent une société miniaturisée dans la nature, qui guerroient en chevauchant des lézards et des musaraignes. Le dessin semi réaliste expert d’Horellou, mélange avec réussite des personnages a priori réalisés infographiquement, dans des décors naturalistes en couleurs directes. Ça fonctionne plutôt pas mal et surtout, ça emportera assurément le public-cible jeunesse.