L'histoire :
En 1963, l’agent du MI6 Kathy Austin se rend en Irlande pour hériter du manoir de sa tante, où elle allait en vacances quand elle était adolescente. Mais non seulement elle découvre que le manoir a entièrement brûlé, mais elle est confrontée à une série d’évènements mystérieux, différents et se déroulant à des endroits distincts de cette lande austère. Des étrangers ont loué un cottage isolé et ils intriguent notamment Kathy, qui parvient à nouer un contact de confiance avec eux. Finalement, ils l’invitent un soir pour lui expliquer qui ils sont. Après ses expériences au Kenya, en Namibie et en Amazonie, Kathy est habituée aux phénomènes occultes. Et donc elle s’attend à tout, notamment à ce qu’ils lui expliquent qu’ils sont des extraterrestres venus d’une autre planète et échoués sur Terre. Mais pas du tout. Ce qu’ils lui révèlent la laisse tout d’abord incrédule… mais les évènements récents prennent alors presque tous leur cohérence. Les polyèdres translucides géants qui apparaissent et disparaissent ; les inconnus qui sont retrouvés noyés, avec des aisselles glabres ; le corps retrouvé encastré dans le mur de l’église ; les hominidés biscornus qui errent parfois sur la lande. Les crop circles apparus dans les champs et la présence d’espions soviétiques seraient-ils également liés à cette histoire ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Comme auparavant avec Kenya, Namibia et Amazonia, le cycle Scotland des aventures de Kathy Austin joue particulièrement bien avec les phénomènes surnaturels spectaculaires et nos nerfs. Comme pour les précédents cycles, ce cinquième opus est celui de toutes les explications et des révélations extrêmement attendues par les lecteurs accros. Les scénaristes Léo et Rodolphe ne tardent d’ailleurs pas à nous repaître, dans le prolongement direct du cliffhanger du tome 4. L’opus débute par l’explication apaisée autour d’une table des 4 étrangers sur leur nature auprès de Kathy, qui reste un peu dubitative malgré son ouverture d’esprit… mais finit par se résoudre à accepter la vérité. Ne comptez pas sur nous pour divulgâcher ces explications qui, malgré leur caractère parfois too much (que d’énigmes au même endroit !), ont le mérite effectif d’expliquer pas mal de phénomènes… mais pas tous ! Car passé ce moment de mise en cohérence, l’héroïne n’est pas au bout de ses surprises, avec d’autres révélations – reliées ou pas – dont une qui la bouleverse. Le dessin réaliste de Bertrand Marchal, toujours d’une grande justesse dans les postures, les décors, le rythme et la variation des cadrages, nous accompagne toujours très agréablement dans cette fin de cycle. Pourvu qu’il y ait un cinquième cycle… car il reste un mystère ! En quelles contrées nous emmènera-t-il ?