L'histoire :
Luce, Régis et leurs enfants Nan et Aldo déménagent. Le taxi charge la dernière valise (mais pas le lavabo, ha non alors !) et met le cap sur… la planète Terminal Conquis, dans la galaxie Rugulux 27. C’est en effet là-bas que Luce a décroché son nouveau poste d’enseignante en Histoire terrienne. Tout le monde est très excité à l’idée de partir… quand bien même le chauffeur de taxi affirme que les habitants de Terminax Conquis détestent les humains et que personne n’en serait jamais revenu. Le taxi décolle et ça secoue ! Régis et le chauffeur lui-même vomissent dans l’habitacle ! Une fois dans la périphérie de la Terre, il s’agit de bin s’orienter. Le chauffeur de taxi décide d’emprunter un raccourci, le trou de ver E571. Ça secoue alors d’une toute autre manière, en perturbant la perception des gens… Enfin, les voilà aux abords de leur nouvelle planète de destination, toute rose et pleine de nuages. Ils y sont accueillis avec une chaleur inattendue : l’arrivée extrêmement rare de terrien a engendré une émission de téléréalité ! Au moment de la fouille par la douane, tout bascule lorsque Pipon, le chat du voisin, caché dans les bagages, surgit soudainement. À partir de cet instant, la vie des premiers Terriens sur cette planète prend une tournure aussi imprévisible que surprenante. L’ennui disparaît définitivement de leur quotidien, et les rencontres parfois improbables se multiplient…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Dès les premières pages, on est emporté dans une aventure marquée par une loufoquerie jubilatoire. L’univers évoque par moments celui de Nini Patalo de Lisa Mandel, tant par son humour absurde que par sa liberté graphique. Les personnages étranges reposent sur des formes simples et c'est terriblement efficaces. Puisque l’action se déroule sur une planète imaginaire, tout devient possible, y compris les choix architecturaux les plus irréalistes. Dara Nabati s’amuse visiblement avec le dessin, la couleur et la mise en scène et ce plaisir est pleinement communicatif. On se laisse porter par cette folie, totalement maîtrisée, sans jamais se sentir perdu. De son côté, Lorrain Oiseau crée des personnages attachants : une mère prête à tout, même à un bras de fer, ou encore Udd-Udd, fascinant et drolatique dans son admiration pour son propre bras musclé. On tourne les pages avec le sourire, sans jamais pouvoir imaginer à quoi s'attendre dans la case suivante. C’est frais, absurde, inventif, amusant et imprévisible. Une lecture réjouissante qui ne se prend jamais au sérieux, tout en restant intelligente et généreuse.