parution 24 août 2011  éditeur Delcourt  collection Jeunesse
 Public enfant / ado  Thème Conte - Féerie, Humour

Le Chat qui s'en va tout seul

Pourquoi, de tous les animaux domestiques, le chat est-il le plus indépendant ? Yann Dégruel nous livre une explication préhistorique, en adaptant en BD ce joli conte pour enfants de Rudyard Kipling…


Le Chat qui s'en va tout seul, bd chez Delcourt de Degruel
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2011

L'histoire :

Jadis, au temps où les bêtes apprivoisées étaient encore sauvage, sur une planète Terre qui ressemble à la préhistoire, un couple d’humains avait établi domicile dans une grotte. Le chien, le cheval, la vache aussi bien que le chat n’étaient alors pas encore domestiqués par l’homme. Un soir, tandis que les effluves d’un bon repas irradiaient tout autour de la grotte, le chien proposa à ses amis animaux d’aller promener sa truffe chez le voisin humain… Le chat méprisa cordialement cette idée, se targuant d’une indépendance qui forgeait tout son caractère : il était « le chat qui s’en va tout seul ». Vexé, le chien déclara qui ne serait plus jamais son ami… et passa une tête sous la tenture qui servait de porte d’entrée à la grotte. La femme comprit aussitôt, avec un certain amusement, que l’estomac vide du chien dictait sa conduite. Elle passa un pacte avec lui : qu’il aide l’homme lors de ses chasses de jour et garde le logis la nuit, et sa subtile nourriture lui serait alors à tout jamais acquise. Tapis dans l’obscurité proche, le chat entendit tout, se moquant de la sottise du chien. Plus tard, ce fut le tour du cheval de fleurer une bonne odeur de foin séché venant de chez l’homme…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Après avoir adapté L’enfant d’éléphant en BD, Yann Dégruel récidive avec cette seconde nouvelle de Rudyard Kipling : Le chat qui s’en va tout seul. Le conte est une sorte d’allégorie préhistorique qui explique de manière fantaisiste la domestication des animaux, l’indépendance du chat et sa rivalité épidermique d’avec le chien. De petites touches d’humour très premier degré (l’air débile de la chauve-souris et du mâle dominant partant à la chasse) parachèveront de séduire les plus jeunes lecteurs. Les textes de la voix off de narration, un chouya désuets dans leurs tournures, montrent en revanche un grand respect du style littéraire. A ce titre, ce petit album carré s’adresse aussi aux parents. Les adultes apprécieront diversement la partition artistique, un mélange de styles et de techniques (crayons gras, encre, craies…), osant le mariage culotté mais réussi d’une double teinte générale ocre et bleue, en un ensemble spontané, stylisé, parfois très schématique, quoiqu’un tantinet irrégulier. Si vous appréciez, rendez-vous pour la troisième adaptation annoncée par l’auteur : celle de La première lettre, toujours issue des Histoires comme ça (Just So Stories for Childrens) de Kipling…

voir la fiche officielle ISBN 9782756025124