parution 25 janvier 2019  éditeur Dupuis  Public ado / adulte  Thème Sport - Baston, Policier

Deathfix

Le polar qui sent le vestiaire

L’entraîneur néerlandais et homosexuel du club de foot de Moscou se retrouve au croisement de manœuvres contradictoires pour truquer les matchs. Corruption massive au sein du football russe et homophobie ambiante… Un polar qui sent le vestiaire !


Deathfix : Le polar qui sent le vestiaire (0), bd chez Dupuis de Nix, Benus, Jacques
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©Dupuis édition 2019

L'histoire :

Ancien international néerlandais au poste de gardien de but, Gus est aujourd’hui entraineur du prestigieux Moscou SC. Il a un salaire plus que confortable, un appartement de fonction luxueux et high-tech, des compétences reconnues… Hélas, il doit naviguer avec des propositions de corruption tous azimuts. Par exemple, alors qu’il se rend au stade pour le dernier match du championnat de la saison, deux chinois le coincent dans un ascenseur avec un sac rempli de billets verts. Ils lui proposent un deal pour qu’il accepte que son équipe perde le match face au FC Vladivostok sur un score de 0/3. Gus refuse, car il n’a guère de problème d’argent et il se veut incorruptible. Il regagne alors son vestiaire pour donner les derniers conseils tactiques à ses joueurs. Puis il rejoint son président dans la loge VIP. Ce dernier lui demande alors sans scrupule de faire en sorte que leur équipe perde 0/3 ! Il lui indique même la procédure à suivre pour le premier but : un tacle méchant, un carton rouge, un pénalty tiré à droite, avec consigne au gardien de plonger à gauche. Cette fois Gus n’a pas le choix. Il file donner ces indications à ses joueurs, alors qu’ils sont sur le point d’entrer sur le terrain. Le défenseur accepte de tacler méchamment, mais le gardien se la joue incorruptible. Et tandis que le match débute, Gus a des sueurs froides…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Allons, allons, bien entendu, les matchs truqués dans le football, ça n’existe pas… Avec une grosse dose d’ironie et une certaine connaissance du milieu du foot, le belge néerlandophone Nix fait néanmoins de la corruption le moteur premier de ce « Polar qui sent le vestiaire ». Entre l’investissement des sponsors, les subventions subordonnées aux compétitions et les paris sportifs, le fric que le milieu est susceptible de palper est trop important pour laisser le hasard (…et les talents sportifs) décider. En première ligne de cette comédie acide, un entraîneur hollandais se retrouve involontairement le jouet de puissances mafieuses entrecroisées. Car s’il est simple d’accepter de truquer un match contre un paquet de pognon, il l’est beaucoup moins de se retrouver entre le marteau et l’enclume de velléités antithétiques. Et encore moins lorsque son orientation homosexuelle – une tare honteuse dans le milieu du foot et encore pire en Russie ! – se retrouve exposée à la Une de tous les médias. Le ton parait léger, empruntant au vaudeville burlesque pour faire avancer l’intrigue, mais dans le fond, Nix jette tout de même un gros pavé dans la marre. Le contexte de la Russie poutinienne est authentique, la psychologie de chacun des acteurs est pas mal cernée et la double dénonciation de la corruption sportive et de l’homophobie font mouche. Benus dessine cela sur un mode humoristique sans prétention, mais bien en place. Deathfix est un bon petit polar, certes fun, mais loin d’être innocent dans son propos.

voir la fiche officielle ISBN 9791034736317