L'histoire :
Ce matin, Petit poilu est réveillé par un éternuement du chat en plein sur son visage ! Il est un peu en colère contre cette satanée bestiole. Il avale néanmoins quelques fraises au petit-déjeuner, avant de partir à l’école. Un bisou de sa maman, son sac à dos orange et c’est parti. Sur le chemin, il commence par trouver un foulard vert, qu’il se noue autour du cou. Puis il se retrouve attrapé par la queue d’un serpent à sonnette géant ! C’est un crotale d’une longueur exceptionnelle, qui fait des nœuds avec son corps et finit par le déposer gentiment sur le dos d’un cheval blanc, au milieu d’un décor de western. Petit Poilu lance son cheval au galop et arrive aux abords d’un ranch. Un garçon et une fille, avec de sales bobines de cowboys, l’accueillent. Et après une rapide salutation, ils semblent finalement sympas : ils emmènent Petit Poilu à l’intérieur de la maison pour jouer avec des animaux en bois. Mais ils se disputent lorsque Petit Poilu joue avec la figurine du cheval. Lui n’a droit qu’à la figurine du lapin. Déçu, Petit Poilu s’en retourne d’où il était venu, à cheval. Mais le couple de cow-boys le rattrape à dos de cochon et le ligotent au sol ! Puis ils le ramènent chez eux et l’obligent à les regarder jouer avec leurs figurines favorites de chevaux !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Malgré ses 19 ans et ses 32 précédents albums, Petit Poilu répète toujours la même routine infantile et muette pour les primo-lecteurs : partir pour l’école et, en chemin, faire une rencontre improbable qui découle sur une aventure fantastique, à chaque fois dans une thématique balisée différente. Vous l’aurez déduit à la couverture de cette 33e aventure : les auteurs Céline Fraipont et Pierre Bailly déclinent cette fois la thématique du western. Or c’est bien connu, le cow-boy n’est pas prêteur. Petit Poilu a donc quelques anicroches avec de jeunes cow-boys de son âge (en couches-culottes !) autour de figurines en bois que chacun veut s’approprier. Un règlement de compte à OK Corral se profile donc… mais plutôt à grand renfort d’une bataille de babas au rhum et de cookies au chocolat, que de pruneaux. Le message subliminal à destination des tout jeunes lecteurs vise à démontrer que l’appropriation et l’égoïsme rend la vie un peu ridicule et bien compliquée. Et comprendre ça dès le plus jeune âge, c’est essentiel.