L'histoire :
Après ses dernières mésaventures journalistique, Seccotine prend un peu de repos en quittant la ville pour se rendre dans le paisible village de Champignac-en-Cambrousse où vit notamment son célèbre ami, le comte Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas de Champignac. Les cartons à peine déposés dans sa nouvelle demeure, la journaliste reçoit la visite d'un chat noir qui semble avoir décidé d'emménager avec elle. Le lendemain, elle se rend dans le centre pour y faire des emplettes pour elle et son nouvel ami félin. Elle découvre qu'un événement pour le moins singulier secoue le quotidien des champignaciens et champignaciennes. En effet, depuis quelques temps, des animaux disparaissent mystérieusement. Pour une partie des habitants, les coupables de ces disparitions seraient les écologistes d'« Arthur Nature », qui proposent de l'alimentation bio pour les animaux. Suite à cette volatilisation, un groupe de chasseurs se faisant appeler le « Groupement pour la Sécurité de Champignac » (GSC) décide de mener l'enquête à leurs manières. Alors que la tension entre les deux camps prend de l'ampleur, Seccotine est contactée par Spirou. Ce dernier lui propose de profiter de sa présence sur place pour écrire un article pour le journal Le moustique...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Créée en 1953 par le génie André Franquin, Seccotine est le premier personnage féminin de bande-dessinée à incarner un rôle actif et valorisant, à une époque où les femmes étaient souvent des faire-valoir. Rivale de Fantasio dans la recherche de scoops journalistique, la pétillante jeune femme se voit aujourd'hui offrir son premier album solo. Sous la plume de Sophie Guerrive (Spirou et Fantasio T56 & 57), Seccotine vit donc ses premières aventures solo dans un lieu bien connu des lecteurs : Champignac-en-Cambrousse. Alors qu'elle pense se mettre au vert et avoir une vie plus paisible qu'en ville, elle découvre un série d'événements étranges et une relation conflictuelle qui prend de l'ampleur. C'est l'occasion pour la scénariste de confronter une population rurale, pas forcément ouverte à la modernité, à l'écologie, le bio et le bien-être animalier. Classique, l'intrigue se lit avec plaisir et propose un bon point d'ancrage en installant un univers plaisant à retrouver. Aux dessins, on retrouve un auteur qui a aussi récemment débarqué dans l'univers du groom : Elric Dufau. Après La baie des cochons, le dessinateur se fond de nouveau parfaitement dans la lignée graphique de Franquin qui plaira aux nostalgiques de l'âge d'or. Cet album se montre meilleur, scénaristiquement, que ceux précédemment cités, même s'il manque tout de même un petit quelque chose pour en faire vraiment un incontournable.