parution 16 octobre 2019  éditeur Editions du Rocher  Public ado / adulte  Thème Guerre

Bienvenue au Kosovo

Un kosovar émigré en Italie retourne dans son pays pour l’enterrement de son père. Ses rencontres, ses horribles souvenirs et les émeutes de 2004 transforment ce parcours initiatique en enfer. Une évocation embrouillée de la guerre du Kosovo.


Bienvenue au Kosovo, bd chez Editions du Rocher de Mogavino, Quattrocchi, Rio, Bevacqua
  • Notre note Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Editions du Rocher édition 2019

L'histoire :

En mars 2004, Dimitri s’est endormi dans le train qui le mène vers son ancien pays, le Kosovo. Il fait d’horribles cauchemars de sang, de guerre… Quand il se réveille, un vieux monsieur serbe s’installe dans son compartiment. Le vieux lui adresse la parole en serbe, mais Dimitri ne répond pas. A la conversation en italien que Dimitri a par téléphone, le vieux en déduit qu’il ne parle pas sa langue. Lors d’un contrôle des billets, les deux agents trouvent Dimitri suspect. Ils se demandent comment cet homme peut avoir un passeport serbe, délivré par l’Italie et être né à Mitrovica. Ils commencent à le houspiller, mais le vieux serbe intervient pour réclamer que tour le monde conserve son calme et chasse les mauvais souvenirs d’une sale guerre. Les agents repartent et le train fait une halte impromptue en pleine nature. Dimitri sort fumer une cigarette. Quand il revient dans le compartiment, il fait plus ample connaissance avec le vieux, qui se prénomme Milan, qui a fait la guerre et qui ne désire pourtant désormais rien de plus que la paix entre les peuples. Les flashbacks d’enfance remontent à la surface. Dimitri se souvient qu’à l’école de Mitrovica, son copain Kledi était serbe…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

L’invitation à être « Bienvenue » au Kosovo est doublement ironique. D’une part parce que le dessin de couverture (parodié du logo Coca Cola®) ne fait pas mystère quant à l’évocation des terribles guerres fratricides qui ont secoué l’ex-Yougoslavie dans les années 90. D’autre part parce que la narration de Simona Mogavino et Nikola Mirkovic est décousue au possible, pas plus fluide qu’explicite. Bref, tout sauf une invitation. On comprend tout de même qu’on suit ici un Kosovar, rongé par les remords et par sa lâcheté, qui retourne au pays en 2004 pour l’enterrement de son père. Au gré de ses rencontres, qu’elles soient amicales ou hostiles, il se remémore par flashbacks interposés son enfance et son adolescence, tourmentées par les rivalités nationalistes de son entourage. Ces séquences du passé se mélangent au présent et contribuent à perdre un peu plus le lecteur, étant donné qu’on peine à distinguer les protagonistes graphiquement, qu’on comprend rarement le sens de leurs dialogues et qu’on s’épuise à suivre un découpage séquentiel confus. Au terme du parcours initiatique ardu de Dimitri, ponctué de tensions, de reproches, de défiances et de bagarres, tout juste comprend-on le propos général développé par les auteurs : dans les balkans, tout le monde a tort d’entretenir les rivalités et il est largement temps de procéder à un grand pardon général, quadripartite. Or pour que ce propos (fort louable par ailleurs) soit bien explicite, il est carrément écrit dans 4 cases noires sans dessin. Soit le degré zéro du 9ème art…

voir la fiche officielle ISBN 9782268102641