L'histoire :
Jeanne des Embruns a évité le Temps des Abysses avec le peuple sirénien, mais elle a aussi perdu son père, le Marquis de Gabrini. La jeune femme est désormais orpheline et retourne à Arz, le Golfe de son enfance. Il lui reste une dernière épreuve, la plus éprouvante, à braver : accoster sur son île natale pour y laisser reposer à jamais son père défunt. Jeanne assiste à la cérémonie et à l'enterrement. C'est une belle fin de journée, malgré la douleur et la peine. De nombreux villageois viennent rendre un dernier hommage à son père. Elle se rend compte à quel point il a compté pour eux. Parmi tous ces visages familiers, elle espère croiser celui de Ruyis, son plus vieil ami... Son vœu est exaucé. Or elle le voit qui prend ses jambes à son cou et elle le rattrape. Pourquoi était-il en train de partir sans même venir la voir ? Il s'excuse... Elle a tellement changé, son allure, cette femme incroyable qu'elle est devenue. Il n'est qu'un simple pêcheur qui n'a jamais quitté le Golfe d'Arz, il avait honte. Elle le prend dans ses bras. Elle avait envie et besoin de le retrouver. Pour lui montrer toute la confiance qu'elle lui accorde, elle lui présente ses amis siréniens. Une pause s'impose pour la jeune femme, elle a besoin de repos. Combien de temps réussira-t-elle à rester en place, sans vouloir repartir à la recherche de ses origines familiales ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Dernier tome de la trilogie écrite par Jean-Christophe Deveney (Soli Deo Gloria) et illustrée par Valentin Varrel. Si les deux premiers volumes portaient avant tout sur une grande aventure et la mise en place d'un univers merveilleux, celui-ci se veut plus dense pour la conclusion. Au cours de ces 144 pages, l'héroïne principale grandit, mûrit, passe de l'adolescence à l'âge adulte. Cet ultime tome est un dernier voyage initiatique dans lequel elle espère apprendre à se connaître et connaître son passé. Jeanne des embruns s'adresse plutôt à un public adolescent : quelques scènes (très soft) font allusion à la découverte de la sexualité, aux premiers émois amoureux et à la découverte du désir. Jeanne passe par différentes étapes, elle ne peut tenir en place, elle a besoin d'aventures et elle s'oriente cette fois vers le grand Nord. Les illustrations maîtrisées ne sont pas sans rappeler les films d'animation Disney, ou encore Anastasia. On croise des références dans le chara-design dans les tenues des personnages qui nous rappellent des films d'animation cultes. La colorisation apporte douceur et charme au trait de Valentin Varrel. Cette série va au-delà d'une simple histoire classique de sirènes. Elle développe un véritable univers, une trame scénaristique fouillée, qui ne s'adresse pas aux plus jeunes, notamment par la complexité et la densité du scénario.